LA PRESSE CANADIENNE
 

(LCF.ca) – Lorsque nous disons qu’il s’agit de notre ligue, de notre football, nous voulons dire qu’elle appartient à tous ceux qui l’aiment et nous sommes redevables envers vous, nos amateurs. Nous vous invitons à nous faire part de vos questions sur les règlements et concernant l’arbitrage chaque semaine et notre directeur de l’arbitrage et ancien entraîneur-chef de l’année Tom Higgins vous répondra.

Faites simplement parvenir vos questions à asktheref@cfl.ca. Et n’hésitez pas à les poser en français, nous les traduirons pour vous!

Pour lancer le tout, LCF.ca a décidé de poser à Tom une série de questions à propos des matchs de la présente saison.

Q. Une des choses qui rend notre ligue unique est le mouvement illimité avant la remise. Les receveurs ont souvent un avantage pour parcourir leur tracé en arrivant à la ligne d’engagement à leur pleine vitesse. Ils semblent souvent être hors jeu et on signale rarement une infraction. Pourquoi?

R. Il s’agit d’un des aspects les moins bien compris de notre sport. Nous disons aux officiels ne de pas appeler de punition si le ballon est en mouvement au moment où le receveur arrive à la ligne. Autrement dit, le ballon n’a pas besoin d’être dans les mains du quart ou presque dans ses mains. Il faut que le ballon bouge.

Si le centre a amorcé son geste de remise, le receveur n’est pas hors jeu. C’est le standard qui est appliqué en fonction des commentaires de nos entraîneurs et du désir d’offrir un football excitant, avec beaucoup d’attaque. Nous regardons ces jeux au bureau et en utilisant le super ralenti et la haute définition, ce qui nous semble être hors jeu à l’œil respecte nos règlements la très, très forte majorité du temps.

Q. Lors de la semaine 4, Ejiro Kuale des Argonauts de Toronto a été expulsé du match contre Winnipeg pour avoir frappé le quart des Bombers Buck Pierce tard. Les rudesses contre les quarts sont appelées assez souvent dans notre ligue, mais les expulsions sont rares. Quels sont les standards en vigueur pour une expulsion lorsqu’un tel geste est posé?

R. La rudesse est appelée lors d’un plaqué tardif,  un plaqué au-dessus des épaules, pour empilade ou pour rudesse sur le quart, pour cité certains exemples. La pénalité est de 15 verges. L’arbitre, et seulement l’arbitre, peut décider d’expulser un joueur pour rudesse excessive.

Le livre des règlements définit le comportement excessif par «frapper un adversaire avec le poing, la main, le genou ou le coude d’une manière rude, de frapper l’adversaire avec le pied ou tout autre geste de nature excessive qui peut être considéré par l’arbitre est sujet à l’expulsion.»

En ce qui concerne le jeu qui est évoqué dans la question, l’arbitre a décidé que le plaqué comportait plusieurs éléments que nous tentons d’éliminer de notre sport : un plaqué très tard sur un quart et un coup à la tête, par un joueur qui s’est projeté (ses pieds ont quitté le sol) tête première.

Q. Après le jeu, il a été rapport que l’arbitre aurait dit à l’entraîneur-chef des Argos que le joueur avait eu l’intention de blesser. Est-ce que ça fait partie du standard?

R. Non, et ce fut une erreur de le décrire de cette façon, simplement parce qu’il est impossible de connaître l’intention d’un joueur : on ne peut pas entrer dans sa tête. Mais il est juste de dire que nos règlements sur la rudesse ont été mis en place pour prévenir les blessures sérieuses. À la fin de tout cela, la décision qui a été prise dans cette situation était la bonne, par l’un de nos meilleurs arbitres, même si l’explication donnée n’était pas la bonne.

Q. On voit souvent des joueurs se tourner vers les officiels et réclamer une pénalité pour plaqué illégal de type «corde à linge». Pour les amateurs, on dirait que l’application de la pénalité n’est pas constante. Quels sont les critères d’un tel plaqué?

A. Il s’agit d’un plaqué effectué en saisissant les épaulières (côtés ou derrière) dans l’encolure ou en saisissant le haut du chandail en le tirant vers le bas, puis vers l’arrière. Parfois, une pénalité sera réclamée quand un joueur projette un joueur au sol en mettant sa main sur les épaulières. Cela n’est pas interdit.

Q. Lors de la semaine 5, le joueur de ligne défensive des Tiger-Cats Justin Hickman a été puni pour avoir retenu et la pénalité a annulé un revirement des Alouettes. C’est plutôt rare qu’un joueur défensif qui presse le quart soit puni pour avoir retenu, non?

R. En fait, la pénalité était pour bloc illégal – mains au visage. Un joueur de ligne qui bloque, ou un qui tente de se rendre au quart, peut obtenir un avantage contre son adversaire en positionnant ses mains sous le menton ou dans le visage de son adversaire. C’est ce qui fait que c’est illégal. Sur le jeu, la bonne décision a été rendue par les officiels. Et l’arbitre a annoncé la bonne chose, mais le micro a coupé dans le stade.

TSN n’a pas relayé la bonne information sur l’écran et a dit qu’il s’agissait d’une punition pour avoir retenu, peut-être parce que le signal pour bloc illégal ressemble à celui d’avoir retenu. Au final, on a commenté une impression, non pas ce qui s’est véritablement passé. TSN fait un travail superbe à la couverture de notre ligue, mais eux aussi font des erreurs de temps à autre.

Q. Les équipes recrutent leurs joueurs dans les rangs universitaires, les développent au sein de leur équipe d’entraînement et s’ils ne font pas l’affaire, ils les libèrent. Comment cela fonctionne-t-il pour les officiels?

R. Nos officiels proviennent des rangs amateurs, principalement de SIC. Nous évaluons leur travail sur tous les jeux. Ces évaluations sont au centre de nos décisions quand vient le temps de choisir qui reste pour l’ensemble de la saison, qui travaille le plus et qui sera assigné aux matchs éliminatoires et à la Coupe Grey. Nous avons amorcé la saison avec six équipes et 42 officiels au total. À la fête du Travail, nous passerons à cinq équipes et 35 officiels.

En regardant le long terme, nous avons embauché Dave Hutton à titre de coordonnateur de l’entraînement et du développement de nos officiels après qu’il eu pris sa retraite à titre d’officiel sur le terrain pendant la saison morte. Une partie de son mandat est d’étendre notre présence auprès des officiels amateurs et de développer et d’augmenter le nombre d’officiels. Cela aura un impact sur le bassin de notre recrutement. Justement, il planifie un séminaire avec les officiels du circuit universitaire ontarien ce mois-ci à Hamilton.

Il évaluera la majorité des matchs de SIC cet automne. Il développe aussi une série de vidéo d’entraînement qui sera utilisée par les officiels canadiens à tous les niveaux. Comme n’importe quelle équipe, nous tentons de nous améliorer et bien que l’expérience soit une donnée très importante, cela veut parfois aussi dire qu’il faut injecter une dose de jeunesse.

À propos de Tom

Tom Higgins est le Directeur de l’Arbitrage de la LCF. Avant de se joindre à la Ligue canadienne de football, Higgins a passé plus de 25 ans à titre de joueur, d’entraîneur et de directeur du personnel.

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CHOIX ÉQUIPE POS JOUEUR
1 Roughriders OL Heenan, Ben
2 Lions DL Westerman, Jabar
3 Blue Bombers OL Pencer, Tyson
4 Eskimos OL Pasztor, Austin
5 Stampeders DL Pall, Ameet
6 Eskimos WR Chambers, Shamawd
7 Lions OL Fabien, Kirby
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