LA PRESSE CANADIENNE
Tom Higgins
LCF.ca
Avec les éliminatoires qui approchent et les équipes qui se battent pour obtenir une meilleure position au classement, octobre est toujours l’un des mois les plus intenses. Cette semaine, je veux porter à votre attention trois décisions qui ont été rendues récemment : une qui est assez unique, une autre qui porte sur le sens de l’observation et une dernière qui est très serrée.
Botter un ballon libre
Lors de la fin de match excitante entre Calgary et Colombie-Britannique plus tôt ce mois-ci, les Stamps ont échappé le ballon et le secondeur des Lions James Yurichuk l’a botté plusieurs verges plus loin avant de le recouvrir. On voit rarement ce jeu, mais c’est totalement légal.
C’est le cas en raison des liens forts qui existent enter notre sport et celui du rugby. Le livre des règlements couvre cette situation en page 45 et indique que «le botté d’un ballon libre s’effectue en bottant un ballon libre dont aucun joueur n’est en possession ou n’en a contrôle (ballon libre après un échappé, un botté bloqué, un botté d’envoi ou un botté de dégagement). Suite au botté d’un ballon libre, le ballon peut être touché par le botteur ou un joueur en jeu sans pénalité.»
Autrement dit, le ballon pouvait être recouvré par Yurichuk en toute légalité, ou par un autre joueur des Lions qui se trouvait derrière lui au moment où le ballon a été botté. Peut-être que le fait que Yurichuk soit un joueur canadien issu de l’Université Bishop’s a compté dans son apparente connaissance du règlement.
Cela dit, s’il avait botté le ballon à l’extérieur du terrain, les Lions auraient perdu possession du ballon. Si le ballon avait touché accidentellement la jambe du joueur avant de quitter le terrain, le ballon n’aurait pas été considéré comme botté, les Lions en auraient eu possession.
Voici une question qui ravivera la mémoire de certains de nos amateurs plus âgés… Pouvez-vous identifier un jeu similaire qui s’est terminé de manière désastreuse pour les Argonauts de Toronto dans un match de la Coupe Grey? La réponse se trouve plus bas.
L’importance des numéros
Pendant ce même match CGY-C.-B., les Stampeders ont tenté une feinte sur une tentative de dégagement. Le botteur Rene Parades a complété une passe qui a semblé donner un premier essai au Stampeders.
Parfois, ces jeux truqués ne fonctionnent pas parce que l’équipe qui dégage n’a pas d’ailier («no end»), une infraction pour procédure illégale (le livre des règlements indique que sept joueurs offensifs doivent s’aligner sur la ligne de mêlée, cinq joueurs de ligne et deux receveurs admissibles). Calgary avait sept joueurs sur la ligne, mais l’un des ailiers portait un numéro non admissible.
Les numéros admissibles se trouvent entre 0 et 49, puis entre 70 et 00. Le jeu a été rappelé et les Stampeders ont réussi un placement. Bravo à l’officiel sur le terrain qui a non seulement compter les joueurs sur la ligne, mais qui s’est aussi assuré de l’admissibilité des numéros des joueurs qui s’alignaient comme ailiers.
Décision serrée
Lors du match Hamilton-Winnipeg le 7 octobre, une passe de touché captée par le receveur Greg Carr des Bombers a généré une controverse. Sur le jeu, un autre joueur des Bombers a semblé bloquer un demi défensif des Tiger-Cats pendant que le ballon était dans les airs, ce qui a permis à Carr d’échapper à son couvreur pour capter la passe et lui permettre d’atteindre la zone des buts.
Les commentateurs à la télévision ont spéculé en disant que Winnipeg s’en était peut-être tiré à bon compte avec un «écran» illégal (on entend aussi parfois l’expression «obstruction planifiée»), un peu comme on le voit parfois au basketball. Nous avons regardé ce jeu de prêt et nous avons vu que Carr a capté la passe derrière la ligne de mêlée.
Lorsque la passe survient derrière la ligne de mêlée, ses coéquipiers sont autorisés à bloquer sur le terrain, même pendant que le ballon est dans les airs. Lorsque cela survient, cette passe est jugée comme une passe-piège et sur ce jeu, l’équipe offensive peut engager ses blocs dès la remise du ballon.
Si vous regardez la reprise, vous verrez que l’officiel le long de la ligne de touche lève le bras dès que la passe est complétée. Cela indique que le ballon a été capté derrière la ligne de mêlée. Carr n’était pas derrière la ligne de beaucoup, en fait, c’était par moins d’une verge. C’était une décision serrée, mais elle était excellente.
Réponse à la question
Lors de la Coupe Grey 1971, les Stampeders de Calgary espéraient remporter leur premier championnat en 23 ans. Les Argonauts de Toronto espéraient mettre fin à une attente de 19 ans sans championnat. À la fin du quatrième quart, alors que Toronto tirait de l’arrière 14-11, Dick Thornton a intercepté une passe de Calgary et l’avait retourné sur 54 verges pour atteindre la ligne de 11 des Stampeders. Quelques instants plus tard, le demi Leon McQuay a glissé sur le terrain mouillé de Empire Stadium et a échappé le ballon.
Calgary a recouvré avec 1:53 à faire. Plusieurs partisans des Argos se souviennent de ce jeu, mais peu se souviennent que les Stamps n’ont rien fait de bon avec leur possession, donnant une autre chance aux Argos de remporter le match. Mais Harry Abofs des Argos a botté un ballon dégagé hors du terrain. La possession du ballon est revenue à Calgary, qui a écoulé le temps qui restait au cadran pour remporter la partie. Toronto devra attendre 12 autres années avant de remporter un championnat, en 1983.
Tom Higgins est le Directeur de l’Arbitrage de la LCF. Avant de se joindre à la Ligue canadienne de football, Higgins a passé plus de 25 ans à titre de joueur, d’entraîneur et de directeur du personnel.
| CHOIX | ÉQUIPE | POS | JOUEUR | |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Roughriders | OL | Heenan, Ben | |
| 2 | Lions | DL | Westerman, Jabar | |
| 3 | Blue Bombers | OL | Pencer, Tyson | |
| 4 | Eskimos | OL | Pasztor, Austin | |
| 5 | Stampeders | DL | Pall, Ameet | |
| 6 | Eskimos | WR | Chambers, Shamawd | |
| 7 | Lions | OL | Fabien, Kirby | |
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