14 mai 2018

Wilder Jr. veut avoir un impact au-delà du terrain de football

LCF.ca

TORONTO – James Wilder Jr. vient tout juste de participer au mini-camp des Argonauts de Toronto à l’Académie IMG de Bradenton, en Floride.

Le demi offensif vedette des Argos s’est assis sur un banc, pendant que les préposés à l’équipement des Argos empaquetaient ce qui restait à la suite du mini-camp, l’équipe étant prête à partir pour Toronto.

Wilder, la recrue par excellence de la LCF en 2017 et celui ayant terminé au premier rang du classement des joueurs par excellence, présentés par Shaw, a pris une pause de sa passion pour le football pour parler d’une autre passion : celle d’aider les enfants.

« C’est de donner aux enfants des opportunités que nous n’avions pas. Par exemple, l’Académie IMG représente une opportunité pour les enfants, mais pour ceux qui sont sans-abris… », Wilder regarde autour de lui et a soupire. « Ils manquent cruellement de ressource. »

L’Académie IMG est une école privée pour les athlètes élites qui demande des frais de scolarité élevés. L’univers scolaire est très différent de ce que Wilder a vu l’hiver dernier.

« Je me rendais souvent dans des refuges pour les sans-abris à Tampa, et quand j’étais au Texas pendant la saison morte, je travaillais dans un centre pour les enfants ayant des troubles de comportements », a-t-il dit. « J’ai pensé qu’il pouvait y avoir d’autres manières de les aider. La plupart de ces enfants n’ont pas de problème. Ils sont seulement victimes des circonstances. »

En tant que premier au scrutin des joueurs par excellence, présentés par Shaw, la saison dernière, Wilder a reçu 25 000 $ à donner à un organisme caritatif canadien de son choix. L’argent ira au refuge Covenant House de Toronto, le plus grand refuge pour les enfants sans-abris au pays.

« C’est bon pour les enfants, ça leur donne une opportunité. Vous ne savez jamais à quel enfant ça peut servir », a déclaré Wilder.

À Dallas, Wilder a travaillé avec des enfants entre 13 à 17 ans. C’était parfois difficile pour lui d’écouter leurs problèmes et les situations qui les ont amenés au centre.

« Parfois c’est ‘Je ne suis pas assez bon pour ma famille’ ou ‘Ma mère et moi ne sommes plus en bon terme’ ou ‘Ma mère est en prison’. Vous entendez un enfant de 13 ans vous dire ça… », a-t-il expliqué.

« C’est triste, puisque ces enfants n’ont tout simplement pas la même chance que d’autres enfants qui ont leurs deux parents, ou qui ont seulement un parent investi dans la vie de son enfant. Les maisons d’accueil peuvent être une bonne alternative, évidemment, mais ces jeunes devraient avoir plus d’opportunités, et mon don de 25 000 $ pourra les aider un peu plus. »

« Même si c’est juste pour un refuge, ça peut faire une différence. Je pense qu’un refuge peut accueillir 40 enfants à la fois. Si ça peut avoir une influence positive dans la vie d’un enfant, nous pouvons nous dire que nous avons réussi. »

Wilder a grandi dans un milieu aisé. Son père, James Wilder Sr., a eu une carrière de 10 ans dans la NFL. Il n’a jamais vécu dans la rue, mais quand vous jouez au football, vous rencontrez différents types de personnes, provenant de différents milieux. Et Wilder a beaucoup appris.

« Quand vous êtes une équipe, vos coéquipiers viennent de différents milieux, et lorsque vous commencez à les connaitre, vous découvrez leurs situations de vie et, parfois, c’est un peu fou. »

« Normalement, quand vous écoutez leur histoire, ils vous disent que tout a commencé quand une personne leur a donné une opportunité. J’ai eu une opportunité et j’en ai profité. J’ai l’impression que ces enfants, s’ils ont une chance et qu’ils en tirent profit, pourront faire autre chose que de se sentir mal d’être dans une famille d’accueil, ou de penser que leurs parents ne les aiment pas, peu importe leur situation. Mon don pourra les aider. »

D’après un texte de Chris O’Leary publié sur le CFL.ca.