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21 août 2019

Lions : Burnham brille malgré tout

Richard Lam/CFL.ca

VANCOUVER – Pour tout ce qui va mal chez les Lions de la Colombie-Britannique, cette saison, Bryan Burnham est tout de même en mesure de tirer son épingle du jeu.

Avec ses 44 réceptions pour 699 verges de gains, le grand receveur est au quatrième rang de la Ligue canadienne de football (LCF) au chapitre des verges sur des réceptions.

La performance de Burnham illumine le ciel obscur des Lions depuis le début de la saison. Les Lions (1-8) sont au sixième rang de la Ligue au chapitre des verges de gains par la passe (2207), au septième rang au chapitre des points marqués (195) et au dernier rang au chapitre des verges de gains au total (2662).

Demeurer au sommet de sa forme alors que tant de choses ne tournent pas rond est somme toute un exploit.

La performance de Burnham illumine le ciel obscur des Lions depuis le début de la saison (La Presse Canadienne).

« C’est dur », dit Burnham, la pluie coulant sur lui, à la suite de l’entraînement des siens sous les nuages gris, en préparation de l’affrontement contre les Tiger-Cats de Hamilton (7-2).

« Je travaille le plus fort que je peux. Je ne peux que tenter de capter le ballon pour ensuite tenter de marquer. »

Burnham a toujours été un élément important de l’attaque des Lions. Il a cumulé plus de 100 attrapés et amassé plus de 1000 verges, au cours de chacune des trois dernières saisons.

Mais sa charge de travail a augmenté cette année. Lorsque Emmanuel Arceneaux a quitté la Colombie-Britannique pour s’entendre en tant que joueur autonome avec la Saskatchewan, Burnham est devenu le receveur numéro un des Lions.

« Pour moi, ce n’est que du football », dit le joueur de 29 ans qui a amorcé sa carrière universitaire à Tulsa en tant que demi défensif. « Je me suis toujours préparé de la même façon. »

« C’est ma façon de me préparer et ma façon de travailler qui m’ont permis de me rendre là où je suis aujourd’hui. »

L’entraîneur des receveurs Markus Howell affirme que ce n’est pas tous les athlètes qui peuvent, du jour au lendemain, devenir le receveur le plus important d’une attaque.

« Il y a de la pression, c’est certain », dit Howell. « Vous êtes plus ciblés. Les schémas d’attaque sont davantage tracés à votre mesure. Les tracés, les plans de match, ce que les entraîneurs s’attendent de vous… Il y a beaucoup d’attentes. »

Burnham, six pieds, deux pouces et 205 livres, a toute une portée pour effectuer les attrapés et il est très agressif. Lancez une passe en sa direction et il trouvera le moyen de l’attraper. Burnham utilise sa puissance et son gabarit pour réaliser les réceptions de passes. De plus, il effectue des jeux sans le ballon.

« Ce n’est pas seulement ce qu’il fait dans notre attaque aérienne, c’est aussi ce qu’il accomplit lors de l’attaque au sol, bloquant les ailiers défensifs et les secondeurs », dit Howell. « Il a accepté le défi des entraîneurs et il produit chaque semaine. »

Burnham est vite devenu l’homme de confiance de son quart Mike Reilly. Reilly l’a ciblé 66 fois cette saison, plus que n’importe quel autre receveur des Lions. Reilly, lui qui s’est entendu en tant que joueur autonome avec les Lions l’hiver dernier, compare Burnham aux anciens receveurs des Eskimos comme Fred Stamps, Adarius Bowman et Brandon Zylstra.

« Leurs styles de jeux se ressemblent », dit Reilly. « Ils sont assez rapides pour se démarquer, et ce, peu importe qui tente de les en empêcher. »

« J’ai bâti une belle chimie avec lui et il a assez d’expérience pour comprendre comment utiliser les demis défensifs à son avantage. »

Natif de Moorestown, au N.J., Burnham a passé le dernier hiver à Vancouver. Reilly est souvent venu le voir, lors de l’entre-saison, afin que les deux puissent étudier les bandes vidéo et pratiquer les tracés.

« Lorsque le temps du camp d’entraînement est arrivé, c’est comme si nous nous connaissions déjà », explique Burnham. « Ç’a facilité la vie de tout le monde que nous ayons déjà cette chimie ensemble. »


 
De plus, Reilly et Burnham sont cochambreurs sur la route.

Être le receveur numéro un de l’équipe veut aussi dire que vous attirerez plus l’attention des défenses adverses. Howell dit que Burnham est toujours prêt à donner plus de temps pour étudier les bandes vidéo.

« Ça fait partie du défi », dit Howell. « Les adversaires savent que nous voudrons lui donner le ballon. Il devra donc se démarquer. Voilà que d’étudier le plus de bandes vidéo entre en ligne de compte. »

« Vous devez connaître les types de couvertures qui seront utilisés contre vous. Il travaille très fort. »

Avoir un joueur comme Burnham dans la formation ouvre la voie à d’autres receveurs comme Lemar Durant, lui qui a capté 38 passes pour 519 verges de gains et quatre touchés – le plus haut total de son équipe.

« Il attire l’attention pour les bonnes raisons », dit Durant. « Il a été l’un des receveurs les plus constants de la Ligue depuis plusieurs années. »

« Lorsque je me suis joint aux Lions, j’espérais pouvoir l’aider en attirant à mon tour l’attention des défenses adverses. Jusqu’ici, je crois que ça fonctionne. Nous connaissons tous les deux de très bonnes saisons. »

Il y a deux semaines, Burnham a connu le meilleur match de sa saison 2019, lui qui a cumulé 149 verges en sept réceptions, contre Hamilton. De plus, il a capté ses deux seules passes de touchés de l’année, lors de ce duel.

Reilly espère voir cette statistique s’améliorer au cours de la deuxième moitié de la saison.

« En tant que formation, nous n’avons pas marqué assez de touchés », dit-il. « Il est le joueur qui peut changer cette situation. »

Burnham mentionne que ça lui a pris six rencontres la saison dernière avant de marquer son premier touché. Il a terminé la saison 2018 avec neuf majeurs.

« Dans la LCF, c’est facile d’amorcer une séquence fructueuse », dit-il. « Je ne suis pas inquiet. Je ferai tout en mon possible pour aider l’équipe. »

D’après un article de Jim Morris, paru sur CFL.ca