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3 septembre 2019

Alouettes : Prendre le contrôle du match

Dominick Gravel - Alouettes de Montréal

MONTRÉAL – Bien reposés, les Alouettes de Montréal (5-4) seront les hôtes des Lions de la Colombie-Britannique (1-9), ce vendredi (RDS – 19 h 30 HE), au stade Percival-Molson.

Vous avez passé une belle longue fin de semaine de la fête du Travail? Moi aussi.

De grandes rivalités ont encore fait battre nos cœurs de partisans, alors que les Riders ont étouffé les Bombers dans les dernières secondes du match, les Ticats ont su remonter la pente et vaincre les Argos et les Stamps ont vu leur quart vedette Bo Levi Mitchell fermer le clapet des Esks. Bon retour M. Mitchell!

Pendant ce temps, nos Oiseaux se reposaient. Repos bien mérité après les dernières semaines.

En effet, les Alouettes ont effectué deux remontées spectaculaires, au cours des semaines 10 et 11 afin de venir à bout des Stampeders de Calgary et des Argonauts de Toronto et ainsi porter leur fiche à 5-4, de plus en plus confortablement installés au deuxième rang de la division Est.

Bien que la troupe de Khari Jones soit présentement la formation la plus spectaculaire à regarder jouer dans la Ligue canadienne de football (LCF), le football de rattrapage pourrait rattraper les Als – pour ne pas faire de vilain jeu de mots –, s’ils ne trouvent pas un moyen de prendre plus tôt et de façon constante, le contrôle du match.

« Si tout était rose, dès nos premières séquences à l’attaque, on marquerait », dit le receveur des Alouettes Félix Faubert-Lussier, lui qui effectuait des bottés de précision à la fin de l’entraînement de mardi. « La réalité n’est pas toujours ainsi faite. Un match c’est 60 minutes et il y aura beaucoup de hauts et de bas. »

« Il faut démarrer la machine dès le début et terminer nos matchs avec force. En ce moment, nous sommes capables de revenir de l’arrière en deuxième demie, mais l’idéal serait de fournir le même effort sur quatre quarts. »

« Oui, la LCF est une ligue excitante et les duels ne sont jamais terminés avant le dernier sifflet, mais il faudra prendre le contrôle du match et garder le ballon plus longtemps. »

Parce qu’avouons-le, l’attaque des Alouettes est explosive. Elle peut battre n’importe quelle défense du circuit Ambrosie, mais nous amorçons maintenant la dernière étape de la saison 2019 et les Moineaux n’auront plus de semaine de repos. Il faudra ménager les efforts.

Devenir de bons gestionnaires de matchs.

« Nous avons les bons éléments pour dicter l’allure d’un match », affirme Faubert-Lussier, lui qui a capté une passe de 22 verges, à Moncton. « Notre défense est solide. Elle provoque énormément de “two and outs”. Et si notre attaque est en mesure de marquer tôt dans le match, je suis persuadé que nous pouvons garder le contrôle de la rencontre. »

« Nous sommes très résilients », poursuit Faubert-Lussier. « Au cours de la saison, il y a eu beaucoup de changements hors et sur le terrain, mais on se serre toujours les coudes et tout le monde regarde droit devant. »

« Nous sommes à l’épreuve de toutes les tempêtes. »

Selon le receveur Félix Faubert-Lussier (complètement à gauche), les Alouettes sont tissés serrés (Dominick Gravel – Alouettes de Montréal).

La vraie saison commence

Mike Reilly et ses pauvres Lions fouleront le terrain du stade Percival-Molson, ce vendredi. Avec une victoire contre la Colombie-Britannique cette semaine, les Als signeraient un troisième gain d’affilée et s’éloigneraient davantage – si le ROUGE et NOIR perd —, au deuxième rang de l’Est.

Les éliminatoires seraient de plus en plus envisageables.

« Si nous ne faisons pas les éliminatoires, ce serait un échec », dit Faubert-Lussier. « On veut gagner. »

Mais avec deux matchs en main sur les Tiger-Cats de Hamilton, les Alouettes pourraient également courtiser le premier rang de leur division.

Et disons qu’avec l’ajout du grand et spectaculaire receveur Chris Matthews, tout est possible dans le camp des Montréalais.

L’athlète de 27 ans et natif de Montréal y croit.

« La façon la plus simple de se rendre au match de la Coupe Grey c’est d’avoir une semaine de congé à la première semaine (des éliminatoires) », dit Faubert-Lussier.

« Oui, nous regardons ce qui se passe avec Ottawa pour ne pas se faire rattraper, mais, en même temps, nous avons les yeux tournés vers la première équipe de l’Est qui est Hamilton. »

Mais assez regardé vers le futur, soyons rationnels et allons-y un match à la fois. Il faudra battre les Lions, eux qui seront désespérés de faire tourner le vent de leur saison désastreuse, vendredi soir.

Et c’est toujours dangereux d’affronter une formation qui a l’âme en peine.

« Si on joue à la hauteur de notre talent, ce ne sera pas inquiétant », dit Faubert-Lussier. « Il ne faut jamais prendre ce genre de formation à la légère. Les entraîneurs ont fait un bon travail pour nous le rappeler, lors de notre dernier match contre Toronto, qui est aussi une équipe de bas de classement. »

Malgré tout…

« On perdait 16-0 contre Toronto et on ne veut pas répéter ça contre la Colombie-Britannique. »

« Cette semaine, notre attaque devra amorcer le match plus fortement. »

En lion, pourrait-on dire…

« Il faudra garder le contrôle du ballon », poursuit Faubert-Lussier. « Ça permettra à notre défense de ne pas effectuer de longues séquences sur le terrain. »

« Nous aurons une longue deuxième moitié de saison, ce sera donc important de garder tout le monde en santé et lorsque l’unité offensive est sur le terrain et qu’elle contrôle le ballon, c’est la meilleure façon d’y arriver », conclut-il.