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12 septembre 2019

Qui est le meilleur receveur de la LCF?

Arthur Ward/LCF.ca

TORONTO – Au cours des derniers jours, le grand débat, dans la Ligue canadienne de football, vise à déterminer qui est le meilleur receveur du circuit.

Présentement, Brandon Banks des Tiger-Cats de Hamilton et Reggie Begelton des Stampeders de Calgary doivent être considérés numéro un et numéro deux : une belle histoire, vu le match de samedi entre les deux équipes.

Begelton a été incroyable au cours du dernier mois, s’emparant au passage du premier rang de la Ligue pour les verges sur des réceptions.

Les experts de TSN ont récemment débattu sur l’identité du receveur le plus menaçant dans les zones profondes, ce qui a enragé Banks, qui considère ne pas recevoir le respect qu’il mérite. Il s’est ainsi tourné vers Twitter, où il a gazouillé être le meilleur de la Ligue, point à la ligne.

S’ils avaient à choisir un receveur afin de bâtir une équipe, plusieurs opteraient pour Banks, qui possède possiblement les meilleures habiletés de la Ligue pour créer des jeux. Peu importe sa position sur le terrain et peu importe la stratégie employée, Banks peut vous donner un long jeu. Il est, tout simplement, un athlète exceptionnel.

Mais quand l’on pense aux receveurs, et aux qualités qui font d’eux de bons receveurs, tout est une question de préférences personnelles.

Plusieurs adoraient Weston Dressler, qui avait la capacité (un peu comme Banks) de créer des jeux, surtout en début de carrière. Mais un entraîneur comme Chris Jones (l’ancien pilote des Roughriders), par exemple, préférait les receveurs comme Eric Rogers : des athlètes de six pieds deux pouces ou plus et d’environ 200 livres, possédant une vitesse faisant l’envie de tous.

Bien que la taille ait une réelle importance, elle n’est pas nécessaire.

Trois qualités sont essentielles chez un bon receveur : un sens du football et une capacité à lire les défenseurs adverses (pour savoir comment se démarquer), de bonnes mains et une bonne vitesse.

On retrouve de multiples exemples de receveurs aux habiletés différentes au sein de la LCF, des athlètes que les partisans et les entraîneurs adorent, et pour lesquels ils peuvent bâtir un argumentaire solide.

Derel Walker est la menace dans les zones profondes à laquelle toutes les équipes rêvent, puisqu’il peut parcourir beaucoup de terrain en peu de temps et remporter les attrapés contestés. Walker, à Edmonton et récemment à Toronto, a démontré qu’il était l’un des receveurs les plus difficiles à couvrir.

Bryan Burnham en est un autre qui fait partie des receveurs favoris dans la LCF. Il est rapide et imposant, et, de sa position de demi inséré, sa capacité à rejoindre les zones profondes et la précision de ses tracés donnent à ses entraîneurs une excellente option en situation de deuxième essai. L’attrapé qu’il a réussi dans la zone des buts en fin de campagne pour les Lions l’an dernier est, à ce jour, l’un des jeux les plus impressionnants par un receveur afin de réussir un attrapé important que nous ayons vu.

Begelton est un autre receveur qui se positionne souvent comme demi inséré, mais il est plutôt le type de receveur vers lequel un club se tourne pour réussir l’attrapé dont il a cruellement besoin. Il n’a pas peur d’aller au centre du terrain, de sauter et de se sacrifier pour réussir un jeu.

Banks est le petit et rapide joueur qui donnera des maux de tête aux coordonnateurs défensifs, puisqu’on ne sait jamais ce qu’il fera d’un essai à l’autre, ce qui le rend imprévisible.

Toutes les équipes ont aussi besoin d’un bon Canadien – ce qui donne un coup de pouce d’un point de vue du ratio –, et le meilleur, à cet effet, est assurément Brad Sinopoli. Oui, l’absence d’un bon quart-arrière à Ottawa fait en sorte que Sinopoli est plus discret cette année, mais il demeure le meilleur receveur canadien de la Ligue. Il court de bons tracés, et il est parmi les plus fiables du circuit.

Et ce qu’il y a de magique, dans la LCF, c’est qu’il y a toujours un petit nouveau qui, soudainement, doit être ajouté à la conversation. Begelton est en train d’éclore à sa troisième année dans la Ligue, mais il y a d’autres jeunes receveurs qui méritent de faire partie du débat entourant l’identité du meilleur du circuit.

Le receveur des Stampeders Reggie Begelton tente de se défaire de deux joueurs défensifs des Eskimos (Larry MacDougal/LCF.ca)

Shaq Evans, en Saskatchewan, est en train de se forger une belle réputation comme menace dans les zones profondes à sa deuxième année dans la LCF.

Bralon Addison est un autre joueur de deuxième année qui est en voie de connaître sa première saison de 1000 verges sur des réceptions et qui pourrait bientôt faire partie de la conversation concernant les meilleurs receveurs de la Ligue.

Peut-être que ce sera Addison qui connaîtra un fort match, samedi, alors que tous les yeux seront rivés sur Banks et Begelton.

Ou peut-être que ce sera Eric Rogers.

Mais quand on fait allusion au meilleur receveur de la LCF, on doit penser à la constance.

Et, au cours des trois dernières années, Brandon Banks n’a jamais cessé d’impressionner. Tout le monde sait qu’on va lui remettre le ballon, mais personne n’est capable de l’arrêter. On ne peut pas passer le tout sous silence.

Il gagne en moyenne près de 100 verges par match depuis qu’il est devenu un membre à temps complet de l’attaque partante des Tiger-Cats à mi-chemin de la saison 2017.

Aucun autre joueur ne peut se vanter d’afficher une statistique similaire au cours de cette période.

Et les Tiger-Cats auront besoin que leur meilleur receveur soit à son mieux, samedi, s’ils souhaitent créer une surprise et l’emporter à Calgary.

D’après un article de Jamie Nye publié sur CFL.ca.