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17 septembre 2019

Betts est en mode apprentissage avec les Esks

Edmonton Eskimos

EDMONTON – Alors que les Eskimos d’Edmonton (6-6) se préparent à accueillir les Tiger-Cats de Hamilton (9-3), vendredi prochain (TSN – 21 h 30 HE), au Terrain Brick du stade du Commonwealth, les amateurs de football canadien se posent «LA» question.

Est-ce que Mathieu Betts participera à son premier match, cette semaine?

« Je ne sais pas encore », me répond tout bonnement Betts. « Ce sont les entraîneurs qui prendront cette décision. »

« Pour l’instant, la seule chose sur laquelle je veux me concentrer c’est d’apprendre le cahier de jeux le plus rapidement possible et de me familiariser avec le système. »

C’est que les débuts de l’ancien ailier défensif étoile du Rouge et Or de l’Université Laval sont attendus.

« Ce que tu as réalisé au niveau universitaire n’a plus aucune signification par rapport à ce que tu peux faire maintenant. »

– Mathieu Betts

La semaine dernière, après avoir été libéré par les Bears de Chicago, chez nos voisins du sud, dans la NFL, Betts a finalement accepté l’offre des Esks, la formation de la Ligue canadienne de football (LCF) qui l’avait repêché au troisième rang de l’encan canadien 2019, en mai dernier.

Brock Sunderland et les Eskimos ont donc réussi leur pari. En effet, sachant que la NFL était dans la mire de Betts, la direction de la formation albertaine a tout de même arrêté son choix sur l’athlète montréalais de 24 ans.

Cela démontre à quel point les Eskimos y tenaient.

« J’en ai discuté avec “coach” Maas et la direction (des Esks) », dit Betts. « Ils m’avaient identifié comme un joueur qu’ils voulaient avoir dans leur équipe. La seule chose qu’ils me demandent c’est d’amener de l’enthousiasme, donner de l’énergie, de travailler fort et, évidemment, d’essayer de m’adapter le plus rapidement possible. Pour pouvoir être en mesure d’aider l’équipe le plus vite possible. »

Dans cette situation, y a-t-il davantage de pression?

« Ça fait une semaine et demie que je suis arrivé, c’est ma troisième séance d’entraînement, aujourd’hui (mardi) », poursuit l’ailier défensif. « Je ne peux pas nécessairement me mettre de la pression. Je veux juste pouvoir contribuer dans le rôle qu’on me donnera et je suis convaincu qu’on me placera dans des situations gagnantes, pour que j’aie du succès. »

« Mais au point où on en est, je n’ai pas eu de camp d’entraînement avec l’équipe. C’est donc de l’apprentissage rapide. Je ne veux donc pas me mettre de pression supplémentaire. J’espère juste qu’on ait une bonne séquence de six parties, pour arriver avec du momentum dans les éliminatoires. »

Et la transition du football universitaire canadien… à la NFL… à la LCF?

« La transition se fait très bien », dit Betts. « J’ai eu la chance de jouer au football canadien pendant quatre ans à l’Université Laval. Dans le fond, c’est de m’ajuster au niveau de jeu qui est plus élevé dans la Ligue canadienne, par rapport au football universitaire. »

« Mais j’ai été bien préparé et bien outillé avec le Rouge et Or. J’ai été bien “coaché” par Glen Constantin et par mon entraîneur de position. Et pendant quatre ans, on avait une bonne ligne défensive. Ça m’a donc bien préparé pour les rangs professionnels. »

Betts s’amène dans une brigade défensive déjà très solide, elle qui n’a accordé que 256 points depuis le début de la saison, qui a réussi 33 sacs du quart et 13 interceptions, toutes des statistiques bonnes pour le troisième rang de la LCF.

Il évoluera donc aux côtés de Kwaku Boateng, Almondo Sewell, Nick Usher et Mike Moore, un groupe de joueurs défensifs qui a fait ses preuves dans la Ligue.

« Ce que tu as réalisé au niveau universitaire n’a plus aucune signification par rapport à ce que tu peux faire maintenant », dit Betts, parlant de ses succès avec l’Université Laval et à quel point ç’a de l’importance ou non au niveau professionnel.

« C’est sûr que c’est un privilège de pouvoir jouer avec des gars qui ont ce genre d’expérience. De regarder comment ils évoluent dans le système. C’est positif, pour moi. »

« Il y a une très bonne cohésion de groupe dans notre ligne défensive. Tout le monde est ici pour contribuer, et ce, peu importe le rôle dans lequel nous avons à travailler. »

L’ailier défensif Mathieu Betts (9), lors de sa première semaine d’entraînement avec les Eskimos d’Edmonton (Edmonton Eskimos).

Les Ticats sont en ville

Les Eskimos d’Edmonton sont dans une lutte impitoyable dans la division Ouest, eux qui sont au quatrième rang, à quatre points des Riders. Si les éliminatoires commençaient demain, ils affronteraient les Alouettes, lors de la demi-finale de l’Est, à Montréal, comme le veut la règle du croisement de la LCF.

La troupe de Jason Maas est dans une vilaine séquence de trois défaites consécutives et elle devra tenter de freiner sa chute libre contre les Tiger-Cats qui, malgré leur défaite contre les Stamps, lors de la semaine 14, trouvent toujours le moyen de gagner.

De plus, les Esks seront peut-être privés des services de leur quart-arrière partant Trevor Harris, lui qui a subi une blessure au haut du corps, le 7 septembre dernier contre les Stampeders. Harris n’était pas à l’entraînement des siens samedi, au retour de la semaine de repos.

Si le quart substitut Logan Kilgore vient en relève à Harris derrière le centre, cette semaine, la défense des Esks devra se lever.

Kilgore n’est pas mauvais, mais il n’est pas Harris.

« Le football c’est un sport d’équipe », dit Betts. « Les trois phases de jeu devront contribuer. Et notre mentalité ne changera pas, peu importe qui est notre quart-arrière. La défense se devra de connaître une bonne performance pour qu’on ait des chances de l’emporter. »

« C’est une partie à domicile et la lutte est tout de même chaude dans la division Ouest. Ce sera important pour nous de cumuler les victoires pour au moins espérer un croisement dans l’Est, lors des éliminatoires. On espère donc que ça commencera vendredi, contre les Tiger-Cats. »

« Ce que j’ai vu de (l’attaque des Ticats) dans leurs dernières parties, c’est qu’elle est très créative. Il faudra donc être discipliné et bien exécuter notre plan de match. »

L’objectif ultime

Pour terminer, j’ai bien sûr parlé de la Coupe Grey avec Mathieu Betts. Après tout, c’est l’objectif ultime de tout footballeur professionnel canadien. Comme le Super Bowl l’est aux États-Unis, sans parler de la Coupe Stanley au hockey et de la Série mondiale au baseball.

« Depuis la fin de ma dernière saison universitaire, l’objectif était de me tailler une place dans les rangs professionnels », dit Betts. « C’est certain que j’ai eu le privilège de vivre des championnats dans mes dernières années à l’Université Laval et l’objectif c’est d’aller chercher une Coupe Grey le plus rapidement possible. »

« On va commencer par se concentrer sur notre match contre les Ticats, mais une fois que tu es qualifié pour les éliminatoires, tout peut arriver. »

« Ça ne fait pas longtemps que je suis ici, mais ce que je vois de mon groupe, c’est que c’est une très bonne équipe de football, avec beaucoup de talent. Ce sera à nous de nous préparer adéquatement et de prendre tous nos adversaires au sérieux. »

« Si on fait tout ça, je crois que nous aurons toutes les chances du monde », conclut-il.