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10 octobre 2019

La rivalité entre les Riders et les Stamps montera d’un cran

Arthur Ward/LCF.ca

TORONTO – L’affrontement de vendredi soir entre les Roughriders de la Saskatchewan et les Stampeders de Calgary ranimera l’une des meilleures rivalités des dernières années dans la LCF.

La dernière fois que ces deux équipes ont croisé le fer pour l’obtention du premier rang de la division Ouest aussi tard au cours d’une saison remonte à 2009, alors que la rivalité était à son apogée.

D’ailleurs, aux yeux de certains, la meilleure rivalité des Riders, à cette époque, était celle contre les Stamps, et non celle contre les Blue Bombers de Winnipeg.

Les partisans des Riders scandaient « Henry », le demi offensif Jon Cornish a déjà montré ses fesses aux partisans situés dans les gradins est de l’ancien Mosaic Stadium, l’entraîneur de la Saskatchewan Corey Chamblin avait garanti que Cornish ne franchirait pas le cap des 100 verges… L’intensité était au rendez-vous en raison des cinq rencontres éliminatoires disputées entre les deux clubs entre 2007 et 2013.

Trois de ces cinq parties ont été des finales de l’Ouest, et, chaque fois, les Riders ont triomphé.


 
Plus récemment, la rivalité a connu de bons moments (Duron Carter a mis en garde Bo Levi Mitchell de ne pas lancer dans sa direction, et Carter a effectivement réussi une interception, retournée pour un touché de surcroit), mais elle ne s’est jamais approchée de ce qu’elle avait été au cours de cette période de sept saisons.

Ce vendredi, le premier rang de la division Ouest sera à l’enjeu, et ce, avec trois semaines à jouer.

Malgré l’intensité, par moment, de la rivalité entre les deux formations, les Riders ont toujours respecté la dominance des Stamps au sein de la division. Ils ne demanderaient pas mieux qu’à connaître autant de succès qu’eux.

Mais pour être les meilleurs, vous devez battre les meilleurs.

Et les Riders semblent avoir la formation pour y parvenir.

La baisse d’intensité au sein de cette rivalité s’explique en très grande partie par les mauvaises par les mauvaises saisons des Riders et par leur incapacité à compter sur un véritable quart-arrière numéro un au cours des dernières années.

Aujourd’hui, ils semblent avoir sous la main celui qui pourra compétitionner avec Bo Levi Mitchell.

Cody Fajardo affiche un dossier de 10-3 comme partant; il connaît même un meilleur début de carrière que Darian Durant dans l’uniforme des Riders.

Non, ce n’est pas aussi bon que Bo Levi Mitchell, mais c’est tout de même l’un des meilleurs dossiers pour amorcer une carrière comme partant.

Mais ça n’a pas été toujours rose pour Fajardo : son pire match de la saison est survenu lors de la première partie de son équipe contre les Stamps. Fajardo admet lui-même que les Stamps avaient dessiné un plan de match parfait pour le contrer, un plan contenant beaucoup de défense de zone, quelque chose que Fajardo n’avait pas vu beaucoup au cours de sa jeune carrière.

Aujourd’hui, Fajardo est bien meilleure pour opérer l’attaque de son équipe, contre toutes les défenses employées par ses adversaires. Depuis cette défaite de 37-10 en juillet, les Riders ont signé neuf victoires à leurs 10 derniers matchs.

Il est impatient de sauter sur le terrain contre Calgary pour prouver qu’il mérite de faire partie de la conversation entourant les meilleurs passeurs du circuit, et pour prouver qu’il peut battre Bo Levi Mitchell et les Stamps.

Alors qu’il taille tranquillement sa place parmi l’élite de la LCF, Fajardo n’a jamais affronté Mitchell. C’était Nick Arbuckle qui était le quart-arrière partant des Stamps en juillet dernier, alors que Mitchell se trouvait sur la liste des blessés.

Et pour mousser un peu plus la candidature de Fajardo en tant que joueur par excellence, une grosse victoire, sur la route et avec Mitchell au sein de la formation, serait un atout considérable.

Le match de vendredi sera aussi un test pour la confiante et améliorée défense des Riders, qui soutient que son dernier affrontement contre Calgary était aussi sa pire performance de l’année, surtout que Mitchell n’était pas de la partie.

Et il ne faut pas oublier les affrontements au sein de cet affrontement. Le receveur des Riders Shaq Evans a vigoureusement mentionné être le meilleur receveur de la Ligue. Pour le prouver, il devra faire mieux que Reggie Begelton, qui, statistiquement parlant, connaît une meilleure campagne.

Mais Evans n’aura pas qu’à battre Begelton. Evans sera aussi opposé au demi de coin Tre Roberson, qui sera sans doute en lice pour le titre de joueur défensif par excellence en raison de son jeu exceptionnel au sein de la défense de Calgary.

Le plaqueur défensif Micah Johnson, qui a quitté les champions en titre de la Coupe Grey pour un meilleur salaire, effectuera un retour à Calgary. Même si les trois sacs de Johnson sont bien loin des 14 qu’il a réussis l’an passé, ces trois sacs ont été réussis lors des quatre derniers matchs.

Globalement, ces deux clubs se ressemblent beaucoup, et devaient donner tout un spectacle aux partisans de la LCF vendredi soir.

La Saskatchewan est devenue l’équipe empêchant Calgary de réaliser son rêve de jouer à domicile pour la Coupe Grey.

Et le duel de vendredi nous donnera un aperçu d’un possible affrontement entre ces deux clubs lors de la finale de l’Ouest.

D’après un article de Jamie Nye publié sur CFL.ca.