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18 octobre 2019

De retour à Montréal, Green pense à son avenir

Johany Jutras/CFL.ca

TORONTO – Après avoir capté la passe qu’il l’a propulsé dans le club élite de la LCF, S.J. Green a pris un moment pour se rappeler le bon vieux temps.

Vendredi dernier à Toronto, Green a capté une passe de 19 verges de son quart McLeod Bethel-Thompson, pour ainsi atteindre le plateau des 10 000 verges de gains sur des réceptions en carrière. Il est devenu seulement le 18e receveur de l’histoire de la LCF a passé le cap des 10 000 verges.

Lors d’une difficile année passée dans les bas-fonds du classement de la LCF avec une fiche de 3-12, ratant les éliminatoires pour une deuxième année consécutive, l’accomplissement de Green est la lumière qui éclaire une saison de misère des Argos.

Jeudi dernier, Green était à Montréal, là où sa carrière a commencé. À sa troisième saison dans l’uniforme des Argonauts, il a dit que ce n’était plus bizarre de revenir dans la ville où il a passé 10 ans et où il a remporté deux matchs de la Coupe Grey.


 
Pendant qu’il est à Montréal, il se remémore le début de sa carrière. En 2007, Green s’est amené dans une équipe qui était sur une incroyable lancée, Anthony Calvillo en tête. Green a passé deux ans sur la formation d’entraînement des Alouettes, avant de voir sa carrière prendre son envol.

« C’est quelque chose que je voulais accomplir, lorsque je suis arrivé dans cette Ligue », a-t-il dit de la marque des 10 000 verges de gains en carrière, sur des réceptions. « Pour être honnête, la première fois que j’ai vu quelqu’un atteindre ce plateau, il n’y avait que 12 joueurs sur cette liste, à ce moment. Arland Bruce a été la première personne que j’ai vue, y arriver (note : Arland Bruce était le 14e de cette liste). »

« Pendant que je voyais ces gars arriver à ce prestigieux plateau, je voulais être un joueur de cette trempe. »

Treize saisons plus tard, Green y est arrivé. Alors que la foule lui a démontré toute son appréciation, la semaine dernière, Rod Black de TSN a dit, lui qui était dans la cabine des commentateurs du BMO Field, «ceci est un billet pour le Temple de la renommée ».

À travers ces 13 années, Green a été un contraste sur deux pattes. Un receveur à son affaire, une personnalité calme, qui laissait ses jeux – des attrapés spectaculaires, changeant de vitesse après la réception, avec une détermination hors du commun pour atteindre la zone des buts – raconter leurs et son histoire(s). Si vous n’avez pas le temps de regarder sur YouTube afin d’admirer son travail, son curriculum vitae vous donnera une idée de l’ampleur de sa carrière. Il a été nommé sept fois sur l’équipe d’étoiles de la division Est et il a remporté la Coupe Grey à trois reprises. Il est certain que Green sera considéré pour le Temple de la renommée, lorsqu’il décidera d’accrocher ses crampons.

Mais à 34 ans, Green n’est pas près d’arrêter.

« Je sais que je veux jouer au moins une autre année », a-t-il dit. « Je vais y aller une année à la fois, sans me limiter. Mais je sais que je veux être de retour l’an prochain. »

Ce sera intéressant de voir ce qu’il fera, lui qui termine son contrat cette année et, bien qu’il ait aimé jouer à Toronto, les résultats des deux dernières années – sept victoires au total – ont eu un effet sur lui.

« Des hauts et des bas », a-t-il dit de la présente saison. « Je n’ai pas vu autant d’action que j’aurais aimé, pour aider mon équipe à gagner. Perdre c’est frustrant à la longue. Mais nous avons connu de bons moments également. J’ai eu beaucoup de plaisir à jouer avec ces gars. Dans le vestiaire avec mes coéquipiers. C’est ce qui nous manque le plus, lorsque la saison se termine. »


 
Alors que les Argos sont dans une transition d’une nouvelle gestion d’équipe, avec Michael « Pinball » Clemons qui est venu remplacer Jim Popp comme DG et John Murphy qui est devenu VP responsable du personnel sportif, le changement est dans l’air. Une tonne d’équipes qui aspirent à la conquête de la Coupe Grey s’intéresseront aux services de Green, lui qui pourrait être un vétéran imposant à ajouter à une formation contenant beaucoup de talent, en 2020.

Plusieurs pensaient que Green aurait pu changer d’adresse à la date limite des transactions de la LCF, lui qui aurait pu aider n’importe quelle équipe qualifiée pour les éliminatoires de la 107e Coupe Grey. Bien sûr, nous savons tous que la seule transaction des Argos aura été Zach Collaros à Winnipeg, à 17 h tapante.

Si la limite avait été de quelques heures de plus, les Argos auraient pu ajouter quelques transactions. Ils ont parlé à plusieurs équipes, lorsque Pinball est arrivé à la barre des Argos, mais Green ne figurait pas dans les discussions.

Avec trois matchs à faire au calendrier régulier, Green poursuivra d’autres objectifs individuels. Malgré les problèmes des Argos derrière le centre, Green a amassé 897 verges de gains, cette saison. À la suite de sa saison 2017 de 1462 verges de gains – son meilleur total en carrière —, là où il a remporté sa troisième Coupe Grey, il a enchaîné avec une saison 2018 de 1095 verges. En 2019, il est tout près de la marque des 1000 verges, encore une fois. Ce serait la septième fois de sa carrière qu’il atteindrait ce plateau et la troisième saison consécutive.

Et il aimerait bien atteindre cet objectif, vendredi soir, là où tout a commencé.

D’après un article de Chris O’Leary, paru sur CFL.ca