Politique de confidentialité

Veuillez noter que la politique de confidentialité de ce site web a récemment été mise à jour. Cliquez ici pour en savoir plus.

Claybrooks avait les outils; la recherche d’un nouvel entraîneur-chef commence

VANCOUVER – Les Lions de la Colombie-Britannique ont posé le premier geste dans le but de réparer une saison décevante de 5-13, alors qu’ils ont congédié leur entraîneur-chef DeVone Claybrooks.

Comme c’est souvent le cas dans ce genre de situation, c’est le directeur général Ed Hervey – celui qui avait embauché Claybrooks – qui s’est occupé du congédiement.

« Je suis déçu de cette saison, frustré de voir jusqu’où c’est allé », a dit Hervey, mercredi, lors d’une conférence de presse. « Nous aurons des décisions à prendre. »

Le président de l’équipe, Rick LeLacheur, a dit que de « congédier un entraîneur-chef n’est jamais agréable, mais ça fait partie du jeu. C’est notre travail de réparer le tout. »

Deux facteurs ont fait pencher les Lions dans la décision de congédier Claybrooks.

D’un point de vue marketing, les Lions auraient eu de la difficulté à vendre des billets, l’an prochain, si Claybrooks avait été de retour.

« Nous nous devons de regarder l’organisation comme un tout », dit Hervey. « C’est une “business” aussi. Si nous ne gagnons pas, tout le reste suit. »

Du point de vue du football, Hervey trouvait qu’il y avait un manque de structure dans le vestiaire des joueurs. Claybrooks est un homme au fort gabarit, muni d’une personnalité imposante, mais il n’a peut-être pas assez discipliné ses joueurs, ne les a peut-être pas assez tenus responsables.

« La structure est extrêmement importante », dit Hervey. « Il faut tenir les gens responsables lorsque c’est nécessaire et la discipline doit primer sur tout. »

Hervey, un vétéran de la LCF, croit que ça ne prend pas trop de temps avant que les joueurs profitent d’un manque de règlements et de leur application. S’il n’y a pas de conséquences face à un retard à une rencontre de joueurs, ces retards se poursuivront et ainsi de suite.

« Un entraîneur-chef se doit de créer un environnement basé sur le respect mutuel », dit Hervey.


 
« Il y avait réellement des choses à régler pendant la saison, du point de vue de l’environnement de travail. »

Lorsque Claybrooks a parlé aux médias, lundi dernier, alors que les Lions vidaient leur vestiaire, il a avoué que certaines situations auraient pu et auraient dû être réglées autrement.

« Les détails sont importants, peu importe lesquels », a-t-il dit. « Si l’environnement de travail ne baigne pas dans un total respect des règlements et des autres joueurs qui nous entourent, tout cela pourra nous rattraper dans les moments plus difficiles d’une saison. »

Claybrooks avait été embauché en décembre dernier et il avait la dure tâche de remplacer Wally Buono, lui qui s’est retiré comme l’entraîneur-chef ayant remporté le plus de victoires dans l’histoire de la LCF.

Claybrooks avait passé sept ans dans le groupe d’entraîneurs des Stampeders de Calgary; les trois dernières années comme coordonnateur défensif. L’homme de 42 ans et natif de Martinsville, en Virginie, a passé 11 ans dans la NFL, la LCF et en Europe, comme plaqueur défensif.

Hervey a donné plusieurs bons outils à Claybrooks, dès son arrivée à la barre de la formation : le quart-arrière Mike Reilly, le receveur Duron Carter et le joueur de ligne offensive Sukh Chungh. Une saison qui s’est amorcée avec de grandes attentes s’est rapidement transformée en désastre, alors que les Lions revendiquaient une fiche de 1-10 après 11 matchs.

Comme entraîneur-chef recru, les premières erreurs de Claybrooks auront peut-être été d’embaucher Nik Lewis, Drew Tate et Chris Ellis, eux qui n’avaient jamais été entraîneurs dans la LCF.

L’avenir nous dira ce qu’il adviendra des entraîneurs adjoints, mais Hervey a dit qu’avoir un groupe d’expérience était une bonne chose.

« L’expérience joue un grand rôle au football », dit-il. « Les joueurs remarquent rapidement l’expérience ou l’inexpérience. Si ces joueurs s’aperçoivent que vous ne connaissez pas votre sujet, ça peut rapidement aller mal. »

Hervey voudra s’insérer davantage dans le processus d’embauche des prochains adjoints de son nouvel entraîneur-chef.

Déjà, des noms sont sur la table.

Rick Campbell n’est plus l’entraîneur-chef du ROUGE et NOIR d’Ottawa, et ce, depuis lundi dernier. Le coordonnateur défensif des Ticats Mark Washington a joué et a été entraîneur avec les Lions.

Mais Hervey prendra son temps.

Bien qu’il ait pu regrouper ses joueurs, lors de la deuxième moitié de saison, ce ne fut pas assez pour que DeVone Claybrooks garde son emploi (BCLions.com).

« Je veux être certain que nous prendrons les bonnes décisions », dit-il.

« La saison n’est pas encore terminée pour tout le monde et nous voudrons certainement parler à d’autres candidats. »

Hervey veut embaucher un entraîneur-chef avec de l’expérience dans la LCF.

« Pourquoi parler à quelqu’un qui ne connaît pas la Ligue? », dit-il. « Je ne veux pas apprendre à mon nouvel entraîneur-chef ce qu’est la LCF. Nous avons déjà vu ce genre de situation. Ça ne fonctionne pas. »

« Ce sera quelqu’un qui comprendra entièrement le football de la LCF et qui pourra s’entourer de gens tout aussi compétents. »

Hervey est tout de même en mesure d’avouer qu’il a sa part de responsabilités dans les déboires de son équipe, en 2019, mais il est confiant pour la saison 2020.

« Je suis aussi coupable que le reste », dit-il. « Mais je crois que nous avons une bonne fondation sur laquelle nous pourrons bâtir. »

« Notre fiche ment. Nous ne sommes pas si loin derrière. Mais nous pouvons certainement nous améliorer. »

D’après un article de Jim Morris, paru sur CFL.ca