24 janvier 2020

Mayala : « Je veux qu’on se souvienne de moi comme l’un des meilleurs »

The Canadian Press

CALGARY – À travers leur histoire dans la Ligue canadienne de football (LCF), les Stampeders de Calgary ont souvent eu dans leur formation des receveurs explosifs et dominants. Et à la suite d’une année recrue plus qu’impressionnante, le receveur Canadien Hergy Mayala veut devenir la prochaine vedette à ce poste, à Calgary.

L’athlète de 24 ans s’est amélioré au cours de chaque match des siens, l’an dernier et il tentera de transporter tout ce momentum en vue de la saison 2020.

« Lors de la prochaine saison, je veux qu’on se souvienne de moi comme l’un des meilleurs receveurs de la LCF », a dit Mayala. « Je veux simplement démontrer à tout le monde que je serai compétitif à chacune des rencontres. »

Le receveur des Stampeders de Calgary Hergy Mayala capte une passe, contre les Lions de la Colombie-Britannique (The Canadian Press).

Juste avant le repêchage de la LCF en 2019, Mayala était l’un des espoirs les plus en vue. À un certain moment, il était même positionné au deuxième rang de certains repêchages prévisionnels.

« Lorsque j’ai vu ça, je m’attendais à entendre mon nom assez tôt, lors du repêchage », a dit Mayala. «Mais j’espérais aussi me retrouver dans une organisation dans laquelle je pourrais me développer et performer. »

Il a été choisi à la fin du premier tour par les champions de la Coupe Grey 2018, les Stampeders de Calgary, eux qui l’ont repêché neuvième au total.

« La pression est retombée », a dit Mayala. « Tout le monde qui joue au football veut devenir un athlète professionnel et lorsque j’ai reçu cet appel, je réalisais un rêve. C’est là que je voulais être. »

Mayala n’aurait pas pu atterrir à un meilleur endroit pour un jeune receveur. Calgary possède une multitude de receveurs pouvant transmettre leur savoir, en plus d’avoir un ancien entraîneur-chef de l’année et le joueur par excellence de la LCF 2018 et de la Coupe Grey 2018 derrière le centre.

Toutefois, la transition ne s’est pas faite de soi pour Mayala. Il devait s’habituer aux nuances du système de Dave Dickenson et de Bo Levi Mitchell.

« Je ne vous cacherai pas que ç’a été un peu difficile », a dit Mayala. « Passer de 11 à 12 joueurs sur le terrain vous demande un temps d’adaptation, c’est sûr. Le livre de jeux est similaire, mais le fait d’ajouter un joueur dans le système change toute la perspective offensive. »

« Ça m’a pris quelques semaines, mais une fois assimilé, tout allait comme si c’était normal. »

Puisqu’il y a du talent à revendre dans le groupe de receveurs des Stamps, il a pu s’asseoir et apprendre derrière Reggie Begelton, le vétéran Eric Rogers et le compatriote canadien Juwan Brescacin. Ce trio a parti le bal en 2019, comme les principales cibles de l’attaque aérienne des Stamps. Toutefois, Brescacin a subi une blessure et n’était plus dans les plans des Stamps en 2019 à partir de la semaine 7, contre le ROUGE et NOIR d’Ottawa.

L’an dernier, les blessures ont gardé plusieurs receveurs des Stampeders sur la touche. Begelton et Rogers ont chacun raté un match, durant la dernière saison et, avec l’absence de Brescacin, la profondeur des Stamps a été testée.

« Nous n’avions qu’à montrer à tout le monde que nous étions un groupe tissé serré », a dit Mayala. «Lorsque les partisans viennent voir les matchs, ils veulent voir les gros noms; ils veulent voir Reggie, ils veulent voir Eric. Mais il y a d’autres gens comme moi qui vont au boulot et qui s’entraînent tous les jours.»

« Ç’a été vraiment super de se faire lancer dans la mêlée et je crois que nous avons répondu à l’appel. »

Les receveurs des Stamps Hergy Mayala (à droite) et Josh Huff célèbrent un touché, contre les Lions (The Canadian Press).

Mayala affirme qu’il a commencé à se sentir plus en confiance à partir de la semaine 15 contre les Argonauts de Toronto, là où Mitchell l’a ciblé davantage que tous les autres matchs.

Une semaine plus tard, il a connu le meilleur match de sa très jeune carrière, captant des passes pour des gains de 116 verges contre la défense des Alouettes de Montréal, au stade Percival-Molson. Son meilleur attrapé en a été un de 68 verges, ce qui a mené à un touché des siens un peu plus tard, lors de la même séquence à l’attaque.

C’était la première fois que Mayala jouait au niveau professionnel dans sa ville natale.

« Je sentais qu’il fallait que je m’éclate », a-t-il dit. « On ne m’avait pas vu jouer à Montréal depuis des lunes et je voulais montrer (à ma famille et à mes amis) que j’étais toujours le même petit gars qu’ils regardaient jouer. »

« Après mon gros attrapé et après le match, je sentais que j’avais créé du momentum et j’ai donc simplement bâti là-dessus. »

Mayala a continué à recevoir et à capter les longues passes. Lors de la semaine 18 contre la Saskatchewan, il a capté sa première passe de touché en carrière dans la LCF, alors que Mitchell lui a lancé une bombe en plein centre du terrain. Il a terminé cette partie avec 70 verges de gains et deux touchés, en cinq réceptions.

« Cette semaine-là, je m’en rappelle, a été une belle semaine d’entraînement pour moi », a dit Mayala. «Je me souviens que je travaillais deux fois plus fort et qu’on me disait à quel point le dernier match avait été un moment important. J’ai eu mes chances et je les ai saisies. »

« Je suis heureux d’avoir pu le faire devant nos partisans. J’étais excité que ce soit eux qui voient ça en premier. »

Mayala a ajouté qu’il avait concocté une célébration, mais, puisqu’il y avait tant d’émotion, lors de ce moment spécial, il a fini par célébrer avec les partisans.

« Je me sentais tellement privilégié d’être là, alors je suis allé dans la foule pour célébrer », a-t-il dit.

Au cours de cette séquence de succès pour Mayala, Mitchell a révélé, lors d’une mêlée de presse, que la recrue avait maintenant un surnom.

« Oui, ASAP Herg… Oui monsieur, exactement! »

Une ode au rappeur ASAP Ferg, a expliqué Mayala. Et c’est resté.

« ASAP Herg parce que je danse beaucoup », a dit Mayala. « Nous écoutions ASAP Mob dans le vestiaire et je dansais. Rogers a décidé de commencer à m’appeler ASAP Herg. Par la suite, il l’a crié dans le vestiaire et tout le monde l’a entendu… Voilà… »

« Lors de la prochaine saison, je veux qu’on se souvienne de moi comme l’un des meilleurs receveurs de la LCF. Je veux simplement démontrer à tout le monde que je serai compétitif à chacune des rencontres. »

– Hergy Mayala

Mayala a terminé la saison 2019 en force avec des gains de 571 verges et cinq touchés, en 39 réceptions – la majorité de cette production est survenue lors de la fin de la deuxième moitié de saison.

Avant le début de la saison 2019, les analystes s’attendaient à ce que Begelton connaisse une excellente année. Il n’a pas déçu, lui qui a connu la meilleure campagne de sa vie professionnelle, le menant à une entente dans la NFL. Maintenant, en vue de la saison 2020, nous pourrions nous attendre à la même chose de la part de Hergy Mayala.

Malgré tout cela, Mayala se concentrera sur ce qu’il pourra contrôler sur le terrain.

« Je poursuis mon travail et je fais les choses qui m’ont permis de me rendre ici. Ce sont des attentes, oui, mais en fin de compte, je dois prouver à tous ces gens qu’ils ont raison de s’attendre à de grandes choses de ma part », a dit Mayala. « Je vais continuer à travailler fort et espérer avoir des chances de me démarquer. »

D’après un article de Austin Owens, paru sur CFL.ca