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23 juin 2025

Bourbonnais : Peu de repos? Pas de problème!

Thimothy Atticus/LCF.ca

MONTRÉAL – C’était un secret de polichinelle : les Alouettes sont une équipe supérieure aux Elks.

Je ne connais personne qui prédisait une victoire d’Edmonton, et ce, même si la troupe de l’entraîneur-chef Mark Kilam était bien reposée. Les Elks n’avaient pas joué depuis 12 jours, alors que les Alouettes disputaient un deuxième match en six jours et avaient dû traverser le pays pour se rendre dans l’ouest. Pourtant, Montréal a été l’équipe la plus robuste et la plus affamée. Deux éléments qui ne demandent aucun talent, soit dit en passant.

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Davis Alexander a été impeccable. Avant de quitter le match au milieu du troisième quart, il nous offrait, selon moi, son meilleur départ en carrière. Sa gestion de la circulation dans la pochette est digne d’un quart-arrière étoile comptant une centaine de départs dans la LCF. Impossible de déceler qui est son receveur préféré; il ne semble avoir aucune béquille. Tout le monde est productif autour de lui.

Comme je ne suis pas médecin (surprise!), je ne ferai pas de diagnostic ou de prédiction quant à sa possible absence de la formation. Toutefois, je me permettrai de dire ceci : s’il y a un risque d’aggraver sa blessure, pourquoi se presser de le retourner tout de suite dans la mêlée?

 

Cet hiver, le directeur général des Alouettes Danny Maciocia a mis sous contrat le meilleur — à mes yeux — quart-arrière réserviste de la LCF en McLeod Bethel-Thompson. Ce même MBT qui a remporté la Coupe Grey avec les Argonauts en 2022. Avec un dossier de 3-0 et une division Est qui tarde à accumuler les victoires, prônons la patience plutôt que l’urgence.

Tournons-nous maintenant vers les Elks. Les années se suivent et se ressemblent à Edmonton. L’unité défensive a été une véritable passoire dans ce match. Elle a laissé Montréal inscrire des points lors de quatre de ses cinq possessions en première demie, dont trois touchés à la suite de séquences de 70, 91 et 65 verges.

La principale qualité de l’attaque d’Edmonton est de courir le ballon. Avec des demis offensifs puissants et explosifs en Justin Rankin et Javon Leake, les Elks pourraient faire du dommage. Le problème, c’est que lorsqu’on tire de l’arrière par deux possessions dès les premiers instants du match, on doit délaisser cette facette du jeu.

L’alternative : se rabattre sur le bras de Tre Ford.

Si vous n’avez pas regardé le match, vous regardez les 300 verges aériennes que Ford a accumulées et vous vous dites : « Il n’est pas si mal ». Ma réponse : la majorité de ces verges sont venues sur de longs jeux alors que l’issue du match était déjà scellée. Ford est athlète extrêmement dynamique, et il y a des jeux que lui seul peut faire, notamment lorsqu’il se sauve de la pression. Mais la vérité saute aux yeux : il n’est pas un bon quart-arrière. Il est incapable de toucher des cibles en mouvement et fait échouer des jeux de routine. Cody Fajardo est un quart-arrière supérieur à Ford, et si Edmonton veut participer aux éliminatoires pour la première fois depuis 2019, il faudra procéder à un changement aussi vite que possible.

Chaque année, le niveau de jeu est relevé dans l’Ouest. Les Elks ne peuvent pas se permettre d’accumuler les défaites en début de saison, encore moins de se tirer dans le pied à l’interne.

Super Mario à la rescousse

Quelle histoire que celle de Mario Alford. À 34 ans, certains entretenaient des doutes à son endroit. Même les Roughriders s’étaient gardé une porte de sortie après les matchs préparatoires. Force est d’admettre qu’il vient de zipper les babines d’à peu près tout le monde en sortant son équipe du pétrin.

Alors que Toronto avait ramené tout le monde à la case départ, c’est lui qui a traversé 99 verges sur un retour de botté d’envoi, donnant les devants à ses Riders avec neuf petites secondes à jouer. C’était la première fois depuis 2019 que la Saskatchewan triomphait au BMO Field.

Les Argos ont créé l’égalité avec 26 secondes à jouer au match et ont marqué sur quatre de leurs cinq dernières possessions pour y arriver. Je dois avouer que même s’il est loin d’avoir été parfait, Nick Arbuckle a démontré un certain sang-froid, et son équipe a fait preuve de beaucoup de caractère pour venir de l’arrière.

Quand la Saskatchewan a pris une avance de 24-10 au début du troisième quart, peu de gens auraient parié sur un retour de Toronto. Malheureusement pour les troupiers de Ryan Dinwiddie, les victoires morales et les points d’attitudes ne comptent pas au classement. Résultat : les champions en titre amorcent la saison avec trois défaites consécutives.