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21 juillet 2025

Bourbonnais : Qui sont les principaux prétendants à la Coupe Grey après 7 semaines?

Arthur Ward/LCF.ca

MONTRÉAL – Le temps passe vite dans la Ligue canadienne de football (LCF)!

Déjà sept semaines d’activités se sont écoulées, ce qui veut dire que nous avons officiellement atteint le tiers de la saison régulière. Le moment est bien choisi pour dresser mon premier état des forces de 2025.

Ma manière de procéder est toujours la même : je classe les équipes dans un ordre d’un à neuf, de celle dont j’aime le plus les chances de remporter la Coupe Grey à celle dont j’aime le moins les chances. Ceci n’est donc pas une prédiction du classement général à la fin du calendrier régulier.

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1. STAMPEDERS DE CALGARY

Jamais je ne vous aurais cru, il y a sept semaines, si vous m’aviez dit que Calgary serait la première équipe nommée dans cet exercice.

Alors qu’on parlait de siège éjectable pour l’entraîneur-chef Dave Dickenson en lever de rideau, il est maintenant bien en selle sur les lignes de côté. Calgary a gagné cinq de ses six parties, sa seule défaite ayant été subie aux mains d’Ottawa dans des conditions météorologiques qui rendaient ce match presque impossible à évaluer.

Calgary a passé un message fort dans l’Ouest lors de ses trois derniers matchs, battant deux fois Winnipeg et une fois la Saskatchewan. Deux équipes que je jugeais supérieures aux Stamps avant le début de la saison.


Vernon Adams Jr représente la meilleure acquisition de la dernière saison morte dans la LCF. Bien qu’il ait été victime de quelques revirements, le quart-arrière est le chef d’orchestre d’une attaque dynamique. Il génère des jeux explosifs dans chaque match et fait produire ses receveurs, même si deux de ses cibles importantes, Reggie Begelton et Clark Barnes, sont blessées. Le jeu au sol est énormément impliqué, et Dedrick Mills livre la marchandise. Le demi offensif étoile de Calgary a récolté une moyenne d’au moins 5,2 verges par course dans cinq de ses six matchs.

L’unité défensive fait également des siennes. Elle a intercepté huit passes, et le front défensif est constamment en train de déranger les quarts-arrière adverses. Jaylon Hutchings (quatre sacs) et Clarence Hicks (trois sacs) mènent ce front, mais c’est réellement un travail d’équipe que cette unité accomplit avec brio.

Impossible de ne pas mentionner les noms des deux choix de premier tour de l’équipe au dernier repêchage de la LCF : les Québécois Damien Alford (1er choix au total) et Christopher Fortin (8e choix au total) ont rapidement pris des rôles de partant dans l’attaque.

2. ROUGHRIDERS DE LA SASKATCHEWAN

Les Riders sont les plus hargneux rivaux des Stamps dans la division Ouest. La Saskatchewan a également remporté cinq de ses six premiers matchs. Seul Calgary a pu venir à bout de la troupe de l’entraîneur-chef Corey Mace.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette équipe marque des points. Au moins 28 dans cinq de ses six matchs. Au moins 31 quatre fois! L’attaque roule à plein régime, et ce, même si on a dû composer avec plusieurs blessures au poste de receveur. KeeSean Johnson et Dhonte Meyers ont notamment élevé leur niveau de jeu.

A.J. Ouellette produit enfin comme l’espéraient les Riders en le mettant sous contrat en 2024. Ça avait pourtant mal commencé, alors que le demi offensif avait été victime d’une commotion cérébrale lors du premier match de la saison. Depuis qu’il est de retour, il nous rappelle le Ouellette qu’on a connu en deuxième moitié de saison 2022 et en 2023 avec les Argonauts de Toronto.

3. ALOUETTES DE MONTRÉAL 


Non, je n’ai pas écrit ces lignes avant de voir le nom de Davis Alexander être inscrit sur la liste des blessés pour six semaines. Je vous réfère au deuxième paragraphe de ce texte; mon objectif n’est pas de prédire le classement général de la saison régulière, mais d’ordonner les aspirants au titre. Je considère encore Montréal comme un aspirant au titre, plus que quiconque dans l’Est.

À moins que l’absence du quart-arrière des Alouettes ne se prolonge bien au-delà de six semaines, Alexander pourra jouer une poignée de matchs afin d’être prêt pour les éliminatoires. L’important pour Montréal sera de garder la tête hors de l’eau jusqu’au retour de son passeur. Avec celui-ci en santé, Montréal sera difficile à arrêter.

D’ici là, n’oublions pas que les Oiseaux vont compter sur plusieurs retours au jeu important. D’abord celui de l’ailier défensif Shawn Lemon, qui doit purger un dernier match de suspension et qui pourrait être en uniforme le 2 août contre les Roughriders. Les plaqueurs Dylan Wynn (qui connaissait tout un début de saison) et Mustafa Johnson ont recommencé à s’entraîner de façon limitée dimanche. Ces trois ajouts éventuels à la formation viendront donner une vague d’énergie à la ligne défensive et permettront à la tertiaire de souffler un peu.

Tout ça sans compter que les coupures des camps d’entraînement de la NFL approchent. Le directeur général Danny Maciocia nous a habitués à quelques coups de maître au mois d’août. Comme on dit : « Laissez-le cuisiner ».

4. TIGER-CATS DE HAMILTON

Chapeau aux Tiger-Cats! Alors que presque tout le monde les plaçait au dernier rang dans l’Est avant la saison, et après avoir essuyé deux revers en début de campagne, les hommes de l’entraîneur-chef Scott Milanovich ont remporté leurs quatre derniers matchs. Ils ont battu coup sur coup leurs trois rivaux de division. Et c’est à ce moment-là que je me garde une gêne.

Battre Montréal à leur premier match sans Davis Alexander, battre Toronto sans Chad Kelly (et plusieurs autres) et battre Ottawa deux fois… Oui, ça compte, mais on ne peut pas dire que Hamilton a fait face à énormément d’adversité sur son calendrier.

L’équipe marque des points, et depuis quatre matchs, elle n’attend plus au quatrième quart pour ouvrir la machine. Le quart-arrière Bo Levi Mitchell semble être tombé dans la fontaine de Jouvence, tandis que le receveur Kenny Lawler marque des touchés à profusion.

La plus grande surprise vient de l’unité défensive, qui semble s’améliorer chaque semaine. Je vois des Tiger-Cats robustes. Je vois des demis défensifs qui n’échappent pas les ballons quand vient le temps de réussir une interception. Tous ceux qui ont douté de la sélection du secondeur Devin Veresuk au deuxième rang total du dernier repêchage doivent ravaler leurs paroles! Depuis qu’il fait partie de la formation de départ, il a un impact à tous les matchs. Espérons que sa blessure subie contre Ottawa ne l’incommode pas à moyen ou à long terme. Le retour en santé sur le tard du secondeur Reggie Stubblefield est également venu donner une dose d’énergie supplémentaire à cette unité.

5. LIONS DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE

Les Lions sont talentueux et pourraient remonter dans mon état des forces. Le problème, c’est qu’ils n’ont présentement tout simplement pas le curriculum vitae pour prouver qu’ils peuvent battre les équipes de mon top-4 lorsqu’elles sont à leur meilleur.

Leurs seules victoires convaincantes ont été acquises aux mains des pauvres Elks d’Edmonton. Les Roughriders les ont battus au Save-On-Foods Field du BC Place samedi dernier, et bien que la marque finale indique un écart de seulement six points, le match n’était pas serré. Tard au troisième quart, la Saskatchewan menait par 22 points.

6. BLUE BOMBERS DE WINNIPEG

Qui sont les vrais Blue Bombers? Ceux qu’on a vu écraser les Lions lors des semaines 2 et 3? Ou ceux qu’on a vu se faire terrasser par les Stampeders à leurs deux derniers matchs? La différence est dans la tenue du quart-arrière. Zach Collaros a été minable à ses deux dernières sorties, et il est présentement blessé pour on ne sait trop combien de temps.

S’il revient rapidement, il doit relever la barre. Si son absence en est une à long terme, l’organisation doit se mettre en mode solution. Présentement, non seulement l’attaque ne marque pas assez de points, mais elle se permet d’en accorder aussi. Ça ne peut pas continuer comme ça.

7. ARGONAUTS DE TORONTO 

Mark Blinch/LCF.ca

À pareille date l’an dernier, la mission des Argonauts était la suivante : survivre jusqu’au retour du quart-arrière Chad Kelly. L’équipe avait relevé le défi, se plaçant dans une position favorable pour participer aux éliminatoires. Cette saison, le défi est somme toute semblable; Kelly n’a toujours pas pris part à un match. Cette fois, par contre, l’équipe n’a pas été capable d’aller chercher plus qu’une victoire en six matchs.

Nick Arbuckle est une belle option pour dépanner un soir donné, mais il compte déjà huit interceptions, dont au moins une à chaque match. Toronto est incapable de courir le ballon avec constance et est forcé de se rabattre sur le bras de son quart-arrière réserviste.

Avec l’ombre d’un croisement de l’Ouest vers l’Est en vue des éliminatoires, est-il trop tard pour Toronto?

8. ELKS D’EDMONTON

J’ai vivement critiqué l’organisation des Elks et sa gestion du poste de quart-arrière à maintes reprises au cours des dernières semaines. Je ne retaperai pas sur le clou aujourd’hui, mais disons simplement que je ne vois rien de bon pour cette équipe. J’ai mis Edmonton devant Ottawa parce que les Elks ont eu le dessus dans le premier match de la saison entre les deux équipes, mais j’aurais bien pu les mettre bons derniers.

Edmonton a dépensé énormément de sous sur sa défense lors du marché de l’autonomie l’hiver dernier. Et, pourtant, chaque fois que j’écoute un match des Elks, je vois des plaqués ratés en quantité industrielle et une défense passoire. On a beau critiquer le quart-arrière Tre Ford (avec raison), mais sa défense ne lui fait pas de faveur en concédant des avances rapides et en forçant ce dernier à passer le ballon pour presque l’entièreté du match. La devise à Edmonton depuis 2021 : « Il y a toujours l’an prochain ».

9. ROUGE ET NOIR D’OTTAWA

Ottawa est non seulement la pire équipe du circuit Johnson présentement, mais aussi ma plus grande déception de la saison. C’est comme si la participation en éliminatoire en 2024 nous avait fait oublier une fin de saison régulière en dents de scie.

Le quart-arrière Dru Brown a quitté le dernier match à la suite d’un coup à la tête, lui qui avait déjà raté quelques rencontres en raison d’une blessure à une hanche. Ça semble d’ailleurs être une thématique à Ottawa. Chaque match, la liste des joueurs absents s’allonge. La ligne à l’attaque doit être rafistolée chaque semaine, et la ligne défensive a vu quelques soldats tomber au cours du dernier match contre Hamilton. Le football commence dans les tranchées, et, présentement, Ottawa n’est pas équipé pour jouer du football de grande qualité.

Ajoutons à ça une tertiaire aussi mauvaise, sinon pire que celle de 2024, un groupe indiscipliné qui est incapable d’éviter les pénalités, et un entraîneur-chef dont le leadership est contesté à l’occasion. Bref, ça va mal à Ottawa.