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29 juillet 2025

ROUGE et NOIR : 100 matchs et 11 questions avec Antony Gosselin

Christian Bender/LCF.ca

OTTAWA – Le centre-arrière québécois Anthony Gosselin a récemment atteint le plateau des 100 matchs en carrière dans la Ligue canadienne de football (LCF).

Ce qui est encore plus impressionnant, c’est qu’il les a tous disputés avec le ROUGE et NOIR d’Ottawa, l’équipe qui l’a repêché en 2017.

Pour souligner cet accomplissement, LCF.ca s’est entretenu avec lui afin d’y aller d’une petite rétrospective de cette belle carrière, qui est encore loin d’être terminée, si l’on en croit le principal intéressé!

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1. Au début de ta carrière, aurais-tu pu imaginer atteindre un jour le plateau des 100 matchs?

Non, vraiment pas! Je m’attendais à faire trois ou quatre ans, comme la plupart des joueurs, et passer à autre chose par la suite.

2. Quel est ton moment le plus marquant en carrière?

Je dirais le match qu’on avait appelé le « Crumback » en 2023. J’avais été beaucoup impliqué à la position de centre-arrière et on avait réussi une grosse remontée à la Place TD.

NDLR : Le 15 juillet 2023, Le ROUGE et NOIR avait effacé un retard de 19 points au quatrième quart pour finalement l’emporter 31-28 en prolongation contre les Blue Bombers de Winnipeg. Le quart-arrière Dustin Crum avait inscrit deux touchés au sol lors de la remontée.

Dustin Crum après le fameux « Crumback » de juillet 2023 (Kevin Sousa/LCF.ca)

3. Depuis le début de ta carrière, qui a été ton entraineur favori? 

C’est une chaude lutte entre Bob Dyce et Rick Campbell. Campbell est un gars super simple, il n’a pas d’ego. Il met toujours l’équipe de l’avant. Il passe énormément de temps à étudier les autres équipes. Pour Coach Dyce, c’est vraiment son énergie, sa manière de parler. Il est capable d’amener l’équipe à un autre niveau avec ses discours et ses histoires. Ça vient vraiment me chercher.

4. Quel est le jeu favori que tu as réalisé en carrière?

C’est une maudite bonne question! J’aime vraiment beaucoup bloquer. Quand on fait un jeu où je suis le deuxième « puller » et que le demi offensif passe dans mon dos après un bloc clé, pour moi, ce sont vraiment des jeux que j’aime. Sinon contre Hamilton, il y a quelques semaines, j’ai couru un tracé « flat » et j’ai obtenu 20 verges.

5. Outre la Place TD, quel est ton endroit favori où jouer?

Je dirais Montréal, parce que c’est tellement hostile là-bas et il y a beaucoup de gens qui viennent me voir jouer. J’aime ça, toute cette haine-là qu’on reçoit. Cette une belle rivalité qu’on a avec les Alouettes.

6. Quelles ont été tes plus belles rencontres depuis le début de ta carrière?

Dans notre équipe, Cyrille Hogan-Saindon et Marco Dubois, avec qui je joue encore d’ailleurs. Dans les autres équipes, David Ménard et Maxim Rouyer, qui joue avec les Lions cette année.

7. Qui a été ton coéquipier le plus drôle?

Sans aucun doute Marco Dubois! Il n’est pas battable, c’est tout un personnage!

Minas Panagiotakis/LCF.ca

8. Outre le sport, comment aimes-tu occuper ton temps?

Être avec ma famille, jouer avec mes enfants. Ma famille me suit maintenant dans ma carrière, ça fait deux ans qu’elle me suit à Ottawa. J’essaie de passer le plus de temps possible avec eux.

9. À 33 ans, quelle est ta routine pour prendre soin de ton corps?

Je construis mes journées comme de vraies journées de travail. J’arrive au stade vers 7 h, et je vais tout de suite dans les bains. Si j’ai de la misère à me réveiller, je vais aller dans le bain froid, sinon ça va être plus le bain chaud. Ensuite, je mange, et on a nos rencontres et nos entrainements. Ensuite je m’entraine. Je ne manque jamais une journée d’entrainement, c’est très important pour moi. Je trouve que c’est ce qui fait la différence, surtout en fin de saison. Tu sens que l’énergie des gars commence à descendre, mais la tienne se maintient tout au long de l’année. Après ça, soit j’ai un massage, soit je retourne dans les bains ou le sauna. Je commence mes journées à 7 h et je finis vers 16 h 30.

10. Si tu n’avais jamais joué au football, quel emploi aurais-tu occupé? 

Minas Panagiotakis/LCF.ca

Ça aussi, c’est une maudite bonne question! J’ai toujours voulu aller vers le coaching ou l’enseignement. Cependant, je pense que si le football n’avait jamais fait partie de ma vie, je n’aurais peut-être pas poursuivi mes études au cégep et à l’université. Je me serais surement ramassé dans la construction, ou je me serais parti une petite compagnie de paysagement ou quelque chose dans ce style-là.

11. Finalement, qu’est-ce que ça signifie pour toi d’avoir joué 100 matchs dans la LCF?

C’est quelque chose de super important pour moi. J’ai mis tellement de temps et d’énergie dans cette équipe-là. J’ai connu de bonnes années; j’en ai connu des moins bonnes. C’était important de vivre ce 100e match-là à Ottawa, devant ma famille. De l’avoir fait avec la même équipe, c’est vraiment gros. Je ne vois pas d’autres plateaux que je pourrais atteindre, à part gagner la Coupe Grey. C’est un des plus gros accomplissements de ma carrière, et même de ma vie.