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1 août 2025

Roughriders : La persévérance porte ses fruits pour Benoît Marion en 2025

Arthur Ward/LCF.ca

REGINA – La carrière du joueur de ligne défensive Benoît Marion a pris un tournant inattendu en juin 2024.

Après seulement un match avec les Argonauts de Toronto, l’équipe dont il portait les couleurs depuis sa première saison dans la Ligue canadienne de football (LCF), en 2021, le Québécois a été libéré.

Marion a ensuite disputé neuf matchs avec les Tiger-Cats de Hamilton, avant d’être à nouveau libéré et de terminer la campagne en jouant deux parties avec son club actuel, les Roughriders de la Saskatchewan.

« Se faire libérer, ce n’est jamais plaisant », a admis l’ancien des Carabins de l’Université de Montréal, plus tôt cette semaine. « Ça fait partie de la réalité du football professionnel. Il faut continuer à avancer, à travailler fort, à avoir confiance en soi et à croire en ses moyens et en ses habiletés, malgré les hauts et les bas et malgré l’adversité. »

« Je me suis au moins retrouvé rapidement dans d’autres organisations; ça veut donc dire que j’avais une certaine valeur, et que d’autres équipes voyaient du potentiel en moi. »

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Le joueur de ligne défensive Benoît Marion a réussi cinq plaqués défensifs, dont un sac, et un échappé recouvré en seulement deux matchs de saison régulière en Saskatchewan l’an passé (Matt Smith/LCF.ca)

Les Roughriders ont en effet perçu les bénéfices de compter sur un vétéran comme Marion au sein de leur formation : malgré un petit échantillon de quatre matchs (deux en saison régulière et deux autres en éliminatoires), les dirigeants de la Saskatchewan se sont empressés de lui consentir une prolongation de contrat le 8 janvier dernier.

Bien qu’il ait impressionné à ses débuts avec les Roughriders, l’an passé, avec cinq plaqués défensifs, dont un sac, et un échappé recouvré au cours du calendrier régulier, Marion, dont la capacité d’adaptation a été plus d’une fois mise à l’épreuve la saison dernière, a amorcé la campagne au sein de l’équipe d’entraînement des Roughriders en 2025.

L’athlète de 29 ans connaissait pourtant très bien le système de l’entraîneur-chef Corey Mace, qui occupe également le rôle de coordonnateur défensif en Saskatchewan. Après tout, les deux hommes ont préalablement passé deux saisons ensemble à Toronto. Mais la profondeur de la formation des Roughriders cette année a fait en sorte que Marion n’a joué son premier match que le 24 juin dernier, à domicile, contre les Lions de la Colombie-Britannique.

Soutenant avoir connu un bon camp d’entraînement, le Montréalais savait que son séjour au sein de l’équipe d’entraînement de son club n’allait pas être une situation permanente et que les choses allaient débloquer pour lui éventuellement.

« J’ai continué à bûcher, à travailler fort, à me présenter tous les jours dans nos installations avec une bonne attitude et une bonne énergie et à rester prêt à jouer », a expliqué Marion. « Je connais ma valeur, et je sais quel genre de joueur je suis; je savais que quand j’allais avoir l’occasion de jouer, j’allais la saisir et réussir des jeux. »

Marion tire effectivement bien son épingle du jeu depuis son retour dans la formation régulière. Employé principalement sur les unités spéciales, le joueur de six pieds, quatre pouces et 260 livres y compte cinq plaqués en quatre matchs. Se décrivant comme un joueur cérébral, il aide aussi son équipe à gagner grâce à son jeu robuste et à son expérience.

Le quart-arrière Trevor Harris, qui a réussi plus de 70 % de ses passes lors de chacun de ses 10 derniers matchs – un record de la LCF – est en grande partie responsable du début de saison de 6-1 des Roughriders (Jimmy Jeong/LCF.ca)

Et les Roughriders savent comment gagner en 2025 : les hommes en vert et blanc affichent un dossier de 6-1 après sept parties cette saison. En plus d’afficher le meilleur bilan de la LCF, la Saskatchewan fait partie du top-3 de la plupart des statistiques offensives, et sa défense pointe au premier rang du circuit pour la moyenne de verges au sol concédées par match.

Aux yeux de Marion, pas besoin de chercher de midi à 14 h pour trouver la source du succès des Roughriders cette saison.

« Ça part d’en haut, avec notre personnel d’entraîneurs, dont fait partie notre entraîneur-chef. Corey Mace, qui est un meneur d’hommes et un leader et qui est réellement capable d’intégrer ses valeurs à son équipe », a souligné le numéro 93. « Nous comptons aussi sur un bon noyau de joueurs qui sont de retour par rapport à l’année passée, des vétérans qui savent comment gagner des matchs serrés, qui savent comment gérer l’adversité, que ce soit d’un match à l’autre ou pendant le même match. Nous sommes une équipe physique et qui joue rapidement. Et nous nous faisons confiance; nous sommes une équipe aux liens tissés serrés. »

« Les principales clés au football c’est de jouer physique, de limiter les erreurs, comme les revirements, et d’écoper du moins de pénalité possible », a-t-il ajouté. « Quand une équipe réussit à faire preuve de ces trois éléments-là, elle se donne généralement de bonnes chances de gagner. »

Samedi soir (19 h HE | RDS), les Roughriders disputeront la victoire aux Alouettes de Montréal, une équipe « bien rodée sur les unités spéciales et qui joue du bon football en défense », sur la pelouse synthétique du stade Percival-Molson, un endroit intimidant pour les rivaux des Oiseaux, selon Marion.

« Le stade Percival-Molson n’est pas un endroit où il est facile de jouer », a-t-il avoué. « Les partisans sont très bruyants et sont près du terrain. C’est le genre d’environnement hostile où il est toujours agréable de jouer, surtout pour un joueur québécois, qui a grandi en connaissant bien les Alouettes. »

Marion aura l’occasion de jouer devant sa famille, ses amis et ses anciens entraîneurs, samedi, admettant que cet aspect est toujours un peu spécial. Pour tout le reste, cependant, la partie de la fin de semaine prochaine n’est simplement qu’un autre match à gagner sur le calendrier des Roughriders.

« C’est uniquement le prochain match; c’est notre plus gros test, cette semaine », a indiqué Marion. « Montréal a une bonne fiche, comme nous, mais la Coupe Grey ne se gagne pas en juillet; elle se gagne en novembre. Donc, chaque semaine, c’est important d’aller chercher des points pour se bien se positionner et obtenir les meilleures chances en novembre. Le match de samedi est le plus important, parce que c’est le prochain. Nous devrons exécuter notre plan de match; c’est sans doute l’équipe qui va commettre le moins d’erreurs qui va réussir à gagner samedi. »

Le joueur de ligne défensive des Roughriders Benoit Marion aura l’occasion de jouer devant sa famille, ses amis et ses anciens entraîneurs, samedi, au stade Percival-Molson (Arthur Ward/LCF.ca)

LA MODE, UNE AUTRE PASSION POUR MARION

En épluchant le compte Instagram de Marion, on constate rapidement que le colosse à la barbe rousse est un amoureux de la mode et des différents styles vestimentaires.

« J’aime m’exprimer à travers mes vêtements. Et nous avons souvent l’occasion de le faire lorsque nous jouons sur la route », a révélé Marion.

« Ce qui est agréable avec la LCF, c’est qu’il y a des joueurs qui proviennent d’un peu partout », a-t-il renchéri. « Donc on voit des styles d’un peu partout : des États-Unis, du Canada, de l’Europe et de l’Australie… C’est agréable de pouvoir piger dans toutes ces influences-là et de voir la différente culture et les différents styles de chaque gars. »

Et quels coéquipiers, actuels ou passés, affichent les plus beaux styles?

« Ce n’est pas Régis Cibasu », a lancé Marion, à la blague, en parlant de son ancien coéquipier chez les Carabins. « J’aime beaucoup le style de Folarin Orimolade, avec qui j’ai joué pendant deux ans à Toronto et qui évolue désormais à Calgary. Et j’aime aussi beaucoup celui de Melique Straker, qui évolue présentement avec moi en Saskatchewan. Ce sont deux gars qui sont très créatifs et expressifs. »