Bourbonnais : Un manque d’opportunisme que les Alouettes ne peuvent se permettre
Jimmy Jeong/LCF.ca
MONTRÉAL – La dernière fois que les Alouettes ont gagné un match au BC Place, j’avais 17 ans. La fois précédente, j’avais deux ans et quelques poussières. S’il ne s’agit pas de la malédiction la plus connue de la Ligue canadienne de football (LCF), je me demande ce que c’est…
Encore, samedi, on doit parler d’une sortie à oublier. Premièrement, les Alouettes ont vu un troisième quart-arrière tomber au combat, lorsque Caleb Evans s’est blessé sur le premier jeu du 2e quart, forçant James Morgan à disputer ses premières minutes dans le circuit canadien.
La blessure à Evans n’est pas le fruit du hasard et Morgan est bien chanceux d’avoir terminé le match en un seul morceau. Le front défensif des Lions s’est payé la traite. Constamment dans le champ arrière, toujours une patte (et quelques griffes) sur les passeurs des Moineaux.
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Les statistiques officielles n’annoncent que trois sacs pour la Colombie-Britannique, mais la réalité est que cette défense s’est présentée avec une mission claire, et l’a mise en œuvre tout au long de la joute : déranger, déranger et encore déranger.

Jimmy Jeong/LCF.ca
Et pourtant, les Alouettes ont eu leurs chances dans ce match, mais ils ont manqué d’opportunisme. À quatre reprises, Montréal s’est présenté dans la zone payante. Au total, 9 points ont été générés par ces séquences (aucun touché, trois placements réussis et un placement raté).
Avec le même nombre de présences à l’intérieur de la zone payante adverse, les Lions ont marqué 24 points (trois touchés, un placement). C’est 15 points de différence, sur un match qui s’est terminé avec un écart de 18.
On pourrait tout mettre sur le dos de l’attaque, qui n’a effectivement pas rendu sa part du mandat, mais il faut aussi regarder l’unité défensive, qui n’a pas été capable de fermer la porte au bon moment. Montréal ne peut pas espérer gagner des matchs avec des quarts-arrières réservistes si la défense accorde 36 points à l’adversaire.
UN PEU D’AMOUR POUR LES LIONS
On ne peut pas simplement tomber sur la tête des Alouettes et ne pas souligner le bon travail des Lions. Les hommes de l’entraineur-chef Buck Pierce ont été les intimidateurs sur le terrain. Presque chaque jeu se terminait avec un coup pour faire mal.
Micah Awe a fait parler de lui à quelques reprises depuis le début de sa carrière en raison de ses plaqués à la limite de la légalité. Il est peut-être allé trop loin sur quelques jeux (ce qui lui a valu une poignée de verges en pénalité), mais la vérité est qu’il a envoyé un signal clair à l’attaque des Alouettes : vous allez devoir payer le prix de chaque verge gagnée. La guerre d’usure est allée à l’avantage des locaux.
Même s’ils ont perdu la bataille des revirements et qu’ils ont accumulé 43 verges de pénalité de plus que leurs rivaux, les Lions n’ont jamais semblé en perte de contrôle.
MÉMOIRE COURTE
Difficile à dire lorsque l’équipe est sur une séquence de trois défaites de suite, mais les Alouettes doivent rapidement passer à autre chose.
La bonne nouvelle, c’est que Montréal aura la chance de se reprendre dès jeudi, alors que les Blue Bombers de Winnipeg seront en visite dans la métropole. La moins bonne, c’est que la troupe de Jason Maas ne profite que de quatre jours entre ses deux parties, alors que Winnipeg aura profité de deux jours supplémentaires de récupération/préparation.
QUAND ON JOUE AVEC LE FEU…
Les prochains adversaires des Alouettes ont eu chaud jeudi soir, alors qu’ils ont échappé une avance de 17 points aux mains du ROUGE et NOIR d’Ottawa, avant de finalement gagner la partie sur le tout dernier jeu. La semaine précédente, Ottawa avait comblé un écart de 21 points pour battre Toronto. Mais, à force de jouer avec le feu, les représentants de la capitale canadienne se sont brûlés.
Fort de sa première séquence victorieuse de la saison, Ottawa n’avait pas le droit d’amorcer le match de la sorte. Encore une fois, l’équipe a laissé son adversaire prendre une avance confortable avant de commencer à jouer.
Débuter le match à l’heure est une qualité requise pour les équipes qui aspire à mettre la main sur la Coupe Grey. En considérant à quel point Bob Dyce et ses hommes avaient besoin de cette victoire, je suis surpris d’avoir vu son équipe, et surtout son attaque, aussi anémique en première demie.
Tout n’est pas nécessairement au beau fixe à Winnipeg. La décision douteuse de tenter un placement de 57 verges, alors que l’équipe menait par 7 points avec quelque 90 secondes au tableau, a bien failli se retourner contre Mike O’Shea. Khalil Pimpleton a ramené ce botté sur 117 verges pour créer l’égalité. Heureusement, Sergio Castillo a eu l’occasion de se reprendre dans les dernières secondes du match.
Ça fait plusieurs semaines que les Bombers sont, soit victimes d’une comédie d’erreurs, qu’il laisse leurs adversaires revenir dans les rencontres ou qu’ils jouent des parties de 30-45 minutes au lieu de 60. Je ne reconnais pas les Bombers des dernières années.
EN RAFALE…
Est-ce que les Tiger-Cats ont frappé un mur? Après une séquence heureuse de six victoires, Bo Levi Mitchell et sa bande viennent de s’incliner deux fois en deux semaines. Cette fois, en n’inscrivant que neuf petits points face aux puissants Roughriders. Ce match devait, aux yeux de plusieurs, mettre aux prises les deux équipes les plus menaçantes de la LCF. De ce qu’on a vu dans ce match, la Saskatchewan est présentement une coche au-dessus.
