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26 septembre 2025

Les communautés et la culture autochtones à l’honneur pendant la semaine

Leah Hennel/LCF.ca

TORONTO – Les équipes de la Ligue canadienne de football (LCF) aux quatre coins du pays vont honorer les survivants des pensionnats autochtones, leurs familles et leurs communautés à l’occasion de la Journée nationale pour la vérité et la réconciliation.

Les hommages à ces enfants qui ne sont jamais rentrés à la maison – et ceux qui vivent avec des cicatrices profondes – prendront différente forme à travers la Ligue.

Mais la signification demeurera la même.

« C’est un moment pour eux d’être reconnus et de permettre à plein de gens vivant dans le Nord de vivre une expérience de football professionnel pour la première fois », a mentionné plus tôt cette semaine le Grand Chef du Manitoba Keewatinowi Okimakanak, Garrison Sette, lors du point de presse à Winnipeg. « Cela fera partie du processus de guérison, et coïncidera avec un match important. »

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Les Lions de la Colombie-Britannique et les Blue Bombers de Winnipeg ont pavé la voie, il y a cinq ans, en organisant la première Journée du chandail orange.

« Nous avons établi notre camp d’entrainement à Kamloops », a mentionné Jamie Taras, le directeur des relations communautaires des Lions. « Tout a commencé quand nous avons appris l’existence de tombes non identifiées chez les Tk’emlúps te Secwepemc, la communauté autochtone qui réside à Kamloops. C’est un peu notre deuxième chez nous. »

« Notre couleur étant déjà l’orange, nous avons établi que c’était naturel d’aller dans cette direction. »

Les Lions collaborent avec des communautés autochtones chaque année pour continuer de faire progresser l’événement.

« Cette année, notre thème est ‘de la survie à l’épanouissement’ », a expliqué Taras. « Les ainés et les gardiens du savoir des communautés autochtones ne veulent pas être reconnus comme de simples survivants. Ils veulent que les merveilleuses choses qu’ils accomplissent pour la communauté soient aussi mises de l’avant. »

Un échantillon de ces choses merveilleuses – créées grâce à la résilience – sera mis en évidence vendredi soir à Montréal et à Vancouver, avant de se transporter à Winnipeg et Edmonton, samedi.

« La rencontre de samedi visant à célébrer la culture autochtone nous permettra de souligner le talent, la culture et les contributions des communautés autochtones », a affirmé Karen Kondoski, responsable de l’engagement des partisans chez les Elks d’Edmonton. « Ce sera une expérience significative pour les partisans. »

Kevin Sousa/LCF.ca

À Montréal, les partisans pourront acheter les ballons Wilson en édition limitée, créés par l’artiste de Kahnawake Finnley Montour. Les Alouettes arboreront leur logo autochtone sur leur casque – aussi créée par Montour – durant la rencontre contre les Stampeders de Calgary.

Les Elks vont aussi arborer leur logo autochtone sur leur casque quand ils feront face aux Roughriders de la Saskatchewan. En avant-match, Edmonton sera l’hôte d’un marché autochtone, tandis que les joueurs porteront aussi un chandail orange durant la séance d’échauffement.

À la mi-temps, un spectacle de danse et de tambours autochtones sera présenté. Les chandails orange seront mise en vente, une partie des profits récoltés allant directement au Conseil des sports autochtones de l’Alberta.

Les Bombers accueilleront 1000 partisans autochtones de 90 communautés au Manitoba pour leur duel contre les Tiger-Cats de Hamilton. Les deux équipes porteront des chandails orange durant la séance d’échauffement.

« Ce sont des actions de réconciliation », a souligné Sette.

À Vancouver, les 10 000 premiers partisans recevront un chandail orange. Le spectacle de la mi-temps mettra en vedette des agences de mode autochtones, accompagnées par le groupe rock Bitterly Divine.

« Je n’avais jamais pensé au système des pensionnats autochtones », a admis Tara. « Je n’étais pas au courant de l’impact intergénérationnel qu’il avait eu sur les communautés. »

« En tant que Canadiens, nous devons avoir de l’empathie et être ouverts à en apprendre plus. Nous devons créer le pays que nous désirons, qui inclut ceux qui étaient là avant nous. »

D’après une chronique de Vicki Hall publiée sur CFL.ca.