Minas Panagiotakis/LCF.ca
MONTRÉAL – Il m’arrive à l’occasion de me planter royalement dans les prédictions que je fais dans cette chronique hebdomadaire. Et je suis le premier à le reconnaître quand c’est le cas.
Cependant, je ne manquerai pas l’occasion de faire mention de mes bons coups non plus.
LIENS CONNEXES
» Les Alouettes rabrouent les Stampeders 38-20
» Les Alouettes sont sur une lancée, au bon moment de la saison
» Les Blue Bombers lessivent les Tiger-Cats à Hamilton
» Plus de nouvelles et de chroniques de la Ligue canadienne de football (LCF)
J’ai passé l’été à éteindre des feux. Des feux qui s’appelaient : « Montréal va manquer les éliminatoires », « Les Alouettes sont maintenant la pire équipe de la LCF » et « Qui doit payer la note?’ ».
Je reviens à mon discours qui date de la première absence de Davis Alexander : « L’équipe doit garder la tête hors de l’eau jusqu’au retour de son quart-arrière étoile, sans plus, et elle passera à travers la tempête. »
Bien que le navire ait passé près de prendre l’eau à quelques reprises, la tempête est maintenant terminée. Et Montréal peut profiter du beau temps.
Bien qu’il soit évident qu’Alexander n’était pas à 100 % vendredi soir contre les Stampeders de Calgary, il nous a démontré pourquoi l’administration football des Alouettes lui a confié les clés de l’attaque l’hiver dernier. Tous les membres de l’unité offensive ont augmenté leur niveau de jeu d’un cran en sa présence.
L’attaque dirigée par Jason Maas a marqué 38 points et elle n’a été victime d’aucun revirement. Elle a marqué quatre touchés, et neuf de ses douze séquences se sont conclues par un majeur ou une tentative de placement.
Résultat? Une victoire sans équivoque des Oiseaux contre une équipe de Calgary amochée, qui traverse des moments difficiles, mais qui demeure redoutable.

Minas Panagiotakis/LCF.ca
La production en premier essai a été la clé selon moi. Rarement on a vu Montréal aller chercher au-dessus de six verges par premier essai cette saison. Mais ç’a été le cas vendredi.
Montréal a remporté haut la main la guerre des tranchées. Je sais que les Stamps ont maille à partir avec les blessures sur leur ligne défensive présentement, mais reste que la protection offerte par la ligne offensive des Alouettes était l’une des meilleures cette saison. Calgary n’a réussi aucun sac et a effectué à peine trois petits plaqués derrière la ligne de mêlée.
Et bien que la faufilade du quart soit extrêmement difficile à arrêter dans la LCF, la défense de Calgary s’est fait traverser comme une livre de beurre chaud par Shea Patterson du début à la fin de la soirée. Le quart-arrière réserviste de Montréal s’est payé un tour du chapeau en n’inscrivant rien de moins que trois touchés au sol. D’ailleurs, son premier majeur a été marqué sur une faufilade de quatre verges (!). Malgré un hors-jeu, Calgary n’a jamais été en mesure de lui mettre le grappin dessus.
Lorsque le troisième quart s’est terminé, les textes d’après-match étaient déjà entamés sur la galerie de presse, et personne ne semblait inquiet de devoir effacer son travail en raison d’une remontée inattendue – un signe qui ne ment pas. À quand remontait la dernière situation du genre? Je ne me rappelle pas que ce soit arrivé en 2025, du moins, pas pour une victoire des Alouettes.
La place en éliminatoires des Alouettes n’est pas mathématiquement confirmée, mais avec un chiffre magique de un (une victoire de Montréal OU une défaite d’Ottawa), je pense qu’il est permis de pousser un soupir de soulagement.
Cette équipe est en train d’atteindre son apogée au bon moment. Et c’est tant mieux, parce que le parcours jusqu’à la coupe Grey sera ardu. En santé, allez-vous parier contre cette équipe? Pas moi.
TOUJOURS VIVANTS
Alors qu’on les comptait comme mort, les Blue Bombers ont joué tout un match pour célébrer le retour au jeu du quart-arrière Zach Collaros. Winnipeg a marqué 40 points, en plus de limiter les Tiger-Cats à seulement trois points. Qui sont ces Blue Bombers, et pourquoi ne se présentent-ils pas chaque semaine?
Rappelons-nous que cette équipe de Winnipeg a connu toute une fin de saison en 2024 et s’est payé une cinquième participation consécutive au match de la coupe Grey.
Les Bombers peuvent-ils refaire le coup? Si oui, ça passera cette fois par un parcours éliminatoire sur la route, mais la récompense pourrait être de jouer la grande finale devant leurs partisans, au Manitoba.
