MONTRÉAL – Le demi de coin Lorenzo Burns et les Alouettes de Montréal ont de nombreuses raisons d’être heureux ces jours-ci.
Après avoir subi cinq défaites consécutives, les Alouettes (8-7) ont remporté trois matchs d’affilée pour s’approcher à deux points des Tiger-Cats de Hamilton (9-6), qui occupent la première place dans la section Est de la Ligue canadienne de football.
De plus, le quart-arrière numéro un Davis Alexander est de retour. Il a totalisé 350 verges par la passe, dont une pour un touché, lors de la victoire de 38-20 contre les Stampeders de Calgary la semaine dernière.
Alexander avait manqué huit matchs consécutifs en raison d’une blessure aux ischio-jambiers et la formation montréalaise avait enregistré un bilan de 3-7 cette saison sans lui.
Mais la semaine dernière, le quart-arrière de 26 ans a porté son bilan à 9-0 en tant que partant dans la LCF, établissant un record de la ligue pour le plus grand nombre de victoires consécutives pour amorcer une carrière.
«C’est formidable d’avoir Davis de retour, il a cette fougue et cette motivation», a déclaré Burns.
«Mais il a toujours été dans l’entourage de l’équipe. Il parlait à tout le monde, il a entretenu la flamme sur les lignes de côté, il a voyagé avec nous pour les matchs à l’extérieur et il nous a motivés. Son retour est très important.»
Bien que les Alouettes soient à portée de la première place dans l’Est, ça pourrait les aider à dépasser les Tiger-Cats. En cas d’égalité, la formation ontarienne terminera devant les Alouettes parce qu’elle a remporté la série saisonnière entre les deux clubs.
«Nous devons nous concentrer sur ce qui nous attend, à savoir Ottawa deux fois de suite (les 13 et 18 octobre), puis Winnipeg (le 25 octobre)», a souligné Burns.
«Nous ne pouvons pas nous inquiéter de ce qui va se passer plus tard si nous ne nous occupons pas de ce qui nous attend dans l’immédiat.»
Burns, un Californien de 27 ans, s’est entendu avec les Alouettes le 9 septembre 2024 et a disputé cinq matchs de saison régulière, enregistrant 17 plaqués et un plaqué au sein des unités spéciales.
Cette année, grâce à une entre-saison complète avec la formation montréalaise et à un camp d’entraînement, Burns a disputé 13 matchs, accumulant 58 plaqués, trois plaqués au sein des unités spéciales, deux interceptions et un échappé provoqué.
«L’année dernière, je sortais tout juste d’une saison printanière (avec les Stallions de Birmingham, champions de l’UFL) et mon corps était assez fatigué», a expliqué Burns.
«Je n’ai pas eu trop de mal à m’adapter au jeu canadien, mais si cette année me semble si différente, c’est parce que je me sens beaucoup mieux physiquement.»
Burns connaît également bien Noel Thorpe, le coordonnateur défensif des Alouettes. Les deux hommes ont remporté un championnat de la USFL avec Birmingham, en 2022.
«Il est tellement créatif», a affirmé Bruns.
«Il est comme un peintre : quand il travaille, on essaie de comprendre à quoi ressemblera le résultat final. Mais quand il a terminé, vous vous dites ‘OK, je vois ce que vous voulez dire.’ J’adore jouer dans sa défense. Il a toujours un excellent plan défensif.»
Burns a rejoint les Alouettes avec un palmarès impressionnant, ayant joué pour trois équipes consécutives des Stallions qui ont remporté des championnats (titres USFL en 2022 et 2023, titre UFL en 2024).
La LCF est la plus récente escale dans la longue odyssée de Burns dans l’univers du football.
Après cinq années passées à l’Université de l’Arizona (2016-2020), Burns a rejoint les Cardinals de l’Arizona, de la Ligue nationale de football, à titre de joueur autonome non repêché en 2021. Il a également joué à Jacksonville (2021) et à Cleveland (2023), puis à Birmingham avant de se joindre aux Alouettes.
«Je mentirais si je disais que je n’ai jamais repensé à mon parcours en me disant ‘Wow, ça a été une aventure folle’», a admis Burns.
«La plus grande leçon à retenir, c’est que c’est une chance d’avoir l’opportunité de découvrir toutes ces atmosphères et tous ces environnements différents.
«Mais pour être honnête, tous les joueurs ici ont vécu des expériences similaires à la mienne. Il faut être résilient, peu importe où l’on se trouve dans ce parcours. C’est vraiment essentiel.»