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9 novembre 2025

La blessure d’Alexander jette une ombre sur la victoire des Alouettes

Nick Iwanyshyn/LCF.ca

HAMILTON — Si les Alouettes de Montréal ont pris le temps de célébrer leur victoire de 19-16 aux dépens des Tiger-Cats d’Hamilton en finale de l’Est, une ombre planait toutefois sur cette victoire: une nouvelle blessure à l’ischio-jambier gauche du quart Davis Alexander.

Au deuxième quart, après avoir été plaqué par le secondeur des Tiger-Cats Devin Veresuk, Alexander est retourné au banc et s’est immédiatement dirigé vers l’équipe médicale afin qu’on puisse évaluer l’étendue des dégâts.

«J’ai été très honnête, j’ai dit à Coach Maas dès mon retour au banc que je me suis possiblement blessé légèrement à l’ischio-jambier, a raconté le no 10 des Alouettes après le match au Hamilton Stadium. Je pense qu’il m’a répondu qu’il allait s’assurer que McLeod (Bethel-Thompson, son second) serait prêt. Je lui ai dit qu’il n’y avait aucune chance qu’il me sorte de ce match. Vous avez toute la conversation.»

«Je me suis assuré que McLeod savait ce qui arrivait, a confirmé Jason Maas quelques minutes plus tard. Quand j’ai dit cela à Davis, il m’a dit: ‘Je ne sors pas du terrain!’. J’ai dit: ‘OK, mais sois plus intelligent’.»

Maas et le coordonnateur à l’attaque, Anthony Calvillo, ont alors sélectionné des jeux demandant moins de déplacements de la part de leur quart-arrière.

«Nous avons révisé notre choix de jeux afin de ne pas le mettre dans le pétrin, a expliqué l’entraîneur-chef. Ensuite, on a demandé à Davis de faire confiance à ses coéquipiers, de ne pas tenter de tout faire seul. On lui a dit que lorsqu’on appelait un jeu, il devait nous faire confiance et exécuter le jeu. Je pense qu’il a été intelligent.»

Alexander a ensuite tenu à se faire rassurant sur la gravité de sa blessure.

«Je sais qu’on ment tout le temps à propos des blessures, mais je me sens bien, a-t-il affirmé. Ce n’est pas comme dans le match contre les Argonauts, alors que j’ai étiré mon ischio; encore moins comme le match contre Edmonton, où je ne pouvais pas retourner sur le terrain. Cette fois, il n’y avait pas de doute que je pouvais retourner. (…) Il n’y a aucune chance que je ne joue pas la semaine prochaine!»

«Probablement qu’il va jouer la Coupe Grey même sur une jambe, a pour sa part indiqué le directeur général Danny Maciocia. On va retourner à Montréal et évaluer ça plus à fond, mais je présume qu’il va jouer.

«On est rendu en finale. On va trouver des solutions. Je suis confiant qu’il va jouer.»

Un baume

Cette victoire en finale de l’Est s’est aussi avérée un baume pour ceux qui ont vécu la défaite crève-coeur de 30-28 aux mains des Argonauts de Toronto à la même étape l’an dernier. Bien que le travail ne soit pas terminé, elle permet de clore une fois pour toutes ce chapitre.

«Nous en avons parlé dès la fin de la finale de l’Est de l’an dernier: que devrons-nous faire pour nous retrouver au même endroit cette saison? Nous savions que nous devrions être meilleurs et que nous allions être meilleurs. Quand nous parlions de protéger le maudit ballon au camp, tout le monde savait de quoi on parlait», a indiqué Maas en référence aux cinq revirements subis par les Alouettes l’an dernier.

«Elle fait du bien [cette victoire], a renchéri le maraudeur Marc-Antoine Dequoy. Elle est très différente de l’an passé. On avait le sentiment qu’on avait l’équipe pour se rendre, mais on a commis cinq revirements. Cette année, on en a commis qu’un. (…) On a un peu un sentiment de vengeance, d’aller chercher quelque chose dont on savait qu’on avait perdu. On savait qu’on était capable l’année passée. C’est un peu du soulagement qu’on a ressenti, même si on sait que ce n’est pas terminé.»

Les Alouettes prendront un bref moment pour apprécier cette victoire, mais le travail reprendra dès mardi, à Winnipeg, où ils affronteront les Roughriders de la Saskatchewan dans le match de la 112e Coupe Grey.

«Nous avons travaillé très fort pour nous retrouver ici et nous allons prendre le temps de célébrer cette victoire, car c’était une grosse victoire contre la meilleure équipe dans l’Est, a souligné Maas. Je veux que nos gars comprennent ce que ça signifie de gagner un match comme celui-là.

«Je suis si heureux que cette équipe puisse passer à la prochaine étape toute ensemble, car c’est vraiment une équipe. Si vous regardez la définition dans le dictionnaire, je pense qu’on pourrait mettre une photo de notre équipe. Ils jouent les uns pour les autres, ils font tout ce qu’il faut pour avancer. Nos gars adorent travailler ensemble et compétitionner. Ils auront la chance de le faire une dernière fois pour le titre.»