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14 novembre 2025

Coupe Grey : Pourquoi les secondeurs pourraient jouer un rôle décisif

Thomas Skrlj/LCF.ca

WINNIPEG – Ils ne s’affronteront pas directement, mais si l’un des deux, Tyrice Beverette, des Alouettes et A.J. Allen, des Roughriders, surpasse l’autre, le résultat pourrait avoir un grand impact sur l’issue de la 112e Coupe Grey.

En tant que secondeurs du côté court, Beverette et Allen joueront chacun un rôle crucial pour stopper l’attaque adverse.

C’est une tâche qu’ils ont accomplie tout au long de la saison. Ils l’ont également remarqué chez l’autre.

« C’est un excellent joueur », a déclaré Allen à propos de Beverette. « À mon avis, il a été le meilleur joueur défensif de la LCF cette année. »

« C’est un joueur exceptionnel », a renchéri Beverette à propos d’Allen. « Quand les équipes d’étoiles de la LCF ont été annoncées, j’étais certain qu’il serait choisi comme secondeur du côté court pour l’Ouest. »

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Thomas Skrlj/LCF.ca

Consultez les statistiques de la saison régulière 2025 et vous constaterez que les deux secondeurs se retrouvent nez à nez, à égalité au sixième rang de la LCF pour le nombre total de jeux défensifs, avec 109 chacun.

Même dans les catégories où l’un a devancé l’autre, les chiffres sont restés similaires.

Beverette, nommé secondeur d’étoiles de la LCF pour une deuxième année consécutive, a pris l’avantage sur Allen au niveau des interceptions et des échappés recouvrés (quatre contre trois, dans les deux catégories) ainsi que des sacs (sept contre quatre). Allen, le candidat des Roughriders au titre de joueur canadien par excellence, a terminé devant au niveau des passes rabattues (cinq contre trois), des plaqués pour des pertes (trois contre un) et des plaqués défensifs (87 contre 83).

Bref, difficile de les départager.

Leurs coéquipiers les adorent. En particulier les autres secondeurs, avec lesquels ils travaillent en étroite collaboration.

« Je crois que le plus important, c’est que nous avons souvent la même vision des choses », a déclaré Jameer Thurman, secondeur chez les Roughriders, expliquant ainsi le confort qu’il éprouve à collaborer avec Allen, que ce soit sur le terrain ou en salle vidéo.

« Son intelligence et sa compréhension du jeu sont parmi ses plus grands atouts », a ajouté Thurman. « Il progresse constamment et ça se voit. »

À Montréal, le secondeur central Darnell Sankey évolue aux côtés de Beverette depuis près de trois saisons, après avoir rejoint l’équipe au milieu de la campagne 2023.

Depuis, ils sont inséparables.

« Il est bon dans tout ce qu’il fait », s’est enthousiasmé Sankey. « Il peut se replier en couverture profonde. Il peut appliquer de la pression sur le quart-arrière, il peut plaquer. Il est extrêmement athlétique, ce qui lui permet d’occuper plusieurs positions en défense. »

« Et je crois que tous ces éléments rassemblés font sa force. »

Beverette, 30 ans, est confiant en ses habiletés, quel que soit son rôle chez les Alouettes, comme l’a également souligné Sankey. Beverette a évolué au poste de maraudeur à l’université, puis en tant que demi défensif chez les professionnels, avant de devenir secondeur à Montréal.

« J’apporte une dimension différente au jeu, que ce soit en attaquant en périphérie ou au centre du terrain », a déclaré Beverette, interrogé sur son propre rôle.

« J’ai le sentiment d’être capable de faire plus qu’une seule chose? Plus que ce qu’un secondeur traditionnel peut faire. »

De son côté, Allen, 27 ans, a réagi à une demande d’auto-analyse avec une vision plus globale.

« Je suis opportuniste, n’est-ce pas? Non seulement je saisis les occasions qui se présentent, mais j’essaie aussi de créer des situations, de me créer des opportunités », a-t-il affirmé.

Thomas Skrlj/LCF.ca

L’entraîneur d’Allen, Corey Mace, a brossé le portrait d’un joueur qui, pour sa première année comme partant, apporte un calme olympien et une force physique qui changent la donne. Ce sont des qualités que tout entraîneur apprécie.

« Il ne panique jamais », a déclaré Mace. « Il est d’une patience remarquable dans son jeu. »

« C’est une force de la nature, et il a le flair pour se trouver du ballon, que ce soit par la voie des airs ou au sol. »

Beverette et Allen ont tous deux disputé l’intégralité des 18 matchs de saison régulière en 2025, Beverette complétant sa quatrième saison consécutive sans en manquer un seul.

L’entraîneur-chef de Montréal, Jason Maas, est impressionné.

« Je l’ai vu se déboîter un doigt, sortir du jeu, se le faire remettre en place et retourner sur le terrain aussitôt », a déclaré Maas. « C’est le genre de ténacité qu’il possède et qu’il démontre. Je sais qu’il joue malgré les blessures et ça ne le dérange absolument pas. »

« Il peut tout faire pour nous », a ajouté Maas, « mais surtout, il est toujours là pour nous, semaine après semaine. »

La semaine dernière, en finale de l’Est, Beverette a réussi six plaqués défensifs et un autre sur les unités spéciales. En finale de l’Ouest, Allen a affiché des statistiques plus modestes, avec deux plaqués.

Cependant, il a réalisé un sac aux dépens de Nathan Rourke, en situation de deuxième et trois alors qu’il ne restait que 90 secondes à faire au quatrième quart.

Les Roughriders ont ensuite marqué le touché victorieux.

« Il réalise les jeux importants », a déclaré Allen à propos de Beverette, « et c’est quelque chose que nous partageons. Je pense être moi aussi un joueur qui est souvent au cœur de l’action et qui fait la différence. »

C’est vrai. Ils le sont.

Dimanche, Tyrice Beverette et A.J. Allen tenteront peut-être de réaliser un coup d’éclat de plus que leur adversaire.

L’un d’eux pourrait bien faire basculer la rencontre de la défaite vers la victoire.

D’après une chronique de Don Landry publiée sur CFL.ca