Dave Chidley/LCF.ca
TORONTO – La fameuse division Ouest.
Ç’a toujours été comme ça, dans la Ligue canadienne de football (LCF), et ça restera toujours comme ça. Une équipe peut remanier son effectif, changer de quart-arrière partant, congédier son entraîneur-chef et/ou son directeur général, recruter le premier choix au repêchage, voir un joueur étoile manquer une grande partie de la campagne à cause d’une grave blessure, ou assister à l’ascension fulgurante de l’un de ses jeunes joueurs.
Peu importe le scénario ou le déroulement des événements, les équipes de la division Ouest semblent toujours emprunter un chemin inattendu. Cependant, le spectacle sur le terrain est toujours au rendez-vous.
Les champions de la 112e Coupe Grey ont évolué au sein de la division Ouest en 2025, mais ils ont dû surmonter de nombreux obstacles pour mettre la main sur l’emblématique trophée du football professionnel canadien.
Aujourd’hui, LCF.ca vous propose un retour sur la saison 2025 de chaque équipe de la division Ouest.
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ELKS D’EDMONTON | 7-11 | CINQUIÈME RANG
Quand nous pensons à une campagne qui a pris une tournure inattendue par rapport aux prédictions à l’ouverture des camps d’entraînement aux quatre coins de la Ligue, les Elks sont un exemple parfait.
Plusieurs pensaient que le quart-arrière Tre Ford allait enfin s’épanouir, profitant de sa première véritable chance comme partant à Edmonton, jusqu’à ce que l’équipe opte plutôt pour le vétéran Cody Fajardo. Ce dernier a pris les rênes de l’équipe lors de la semaine 8, soit lors du sixième match de la saison des Elks, et il se retrouve désormais fermement en contrôle de l’attaque à Edmonton. Ce changement, combiné à leurs styles de jeu complètement différents, a modifié de manière radicale la trajectoire des Elks en 2025. De l’attaque à la défense en passant par les unités spéciales, toutes les unités ont ressenti l’impact de « l’effet Cody », et même dans les moments difficiles, il était évident que l’équipe était très différente.
Après avoir perdu six de ses sept premiers matchs, Edmonton a remporté quatre des cinq suivants, une lourde défaite lors de la fin de semaine de la fête du Travail OK Pneus venant séparer ces deux séries de victoires. Le véritable moteur de l’organisation est l’entraîneur-chef Mark Kilam, qui possède la vision et l’expérience nécessaires pour permettre aux Elks d’à nouveau renouer avec les éliminatoires. Tout ce dont il a besoin, maintenant, c’est de la patience, afin d’enfin voir son travail récompensé. Ça ne saurait tarder, chers partisans des Elks.
BLUE BOMBERS DE WINNIPEG | 10-8 | QUATRIÈME RANG
Après des années à dominer les autres formations de la division Ouest, les Blue Bombers, qui ont participé aux éliminatoires grâce à un croisement vers la division Est en 2025, ont fortement été ennuyés par les blessures à des joueurs clés la saison dernière, et souvent au pire moment. Oui, il n’y a jamais de bons moments pour ce genre de situation. Pourtant, une statistique, plus que toute autre, saute aux yeux.
Malgré la présence du joueur par excellence de la saison 2024, le demi offensif Brady Oliveira – qui a lui aussi été embêté par des blessures en 2025 –, les Blue Bombers ont, parfois, eu de la difficulté à afficher une véritable identité en attaque cette saison.
Il en a résulté un manque de constance, ponctué de quelques bons matchs, mais insuffisants pour compenser le nombre impressionnant d’interceptions dont ont été victimes les quarts-arrière Zach Collaros (16) et Chris Streveler (11). La saison 2026 devra être sous le thème du renouveau pour les Blue Bombers, une campagne au cours de laquelle ils doivent retrouver leur identité. S’ils y parviennent, ils ont toutes les chances de revenir au sommet de leur division, ou presque, tandis que leurs rivaux des Prairies les attendent de pied ferme pour défendre leur titre.
STAMPEDERS DE CALGARY | 11-7 | TROISIÈME RANG
Des changements, et encore plus de changements.
Les Stampeders ont été amèrement déçus de leur saison 2024, et, en 2025, ils ont décidé de tout revamper, de la formation aux vestiaires, en passant par les installations. En guise de récompense, ils ont mis la main sur le quart-arrière Vernon Adams Jr. qui, comme toujours lorsqu’on lui permet de jouer son style de jeu, a eu des airs de joueur par excellence de la LCF pendant une bonne partie de la campagne.
Cependant, le manque de constance, les blessures et les impressionnantes performances des Lions de la Colombie-Britannique ont fait reculer les Stampeders au classement, avant de les contraindre à disputer la demi-finale de l’Ouest à Vancouver. C’est là que les Lions ont mis un terme à la saison 2025 de Calgary et de ses partisans.
Déception? Oui. Effondrement? Non. Cette saison a paru pire qu’elle ne l’a été réellement. Les Stampeders ont fait preuve de combativité en fin de calendrier régulier, les joueurs ont toujours cru en leur équipe et de précieux enseignements ont été tirés de leur ascension fulgurante en 2025, passant de la dernière place de la division Ouest (5-12) en 2024 à une performance plus qu’honorable la saison dernière.
LIONS DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE | 11-7 | DEUXIÈME RANG
Le quart-arrière Nathan Rourke a raflé les grands honneurs lors du gala de la LCF, le receveur Keon Hatcher Sr. a dominé la Ligue au chapitre des verges sur des réceptions, les Lions ont connu une série de sept victoires, mais ils ont perdu la finale de l’Ouest par un écart infime en Saskatchewan. Alors, voilà où nous en sommes : une nouvelle saison morte où les fervents partisans de la Colombie-Britannique se demandent quand arrivera enfin l’heure de gloire de leurs favoris.
Elle arrivera. Rourke est trop astucieux, talentueux, athlétique et intelligent pour laisser passer sa chance plus d’une ou deux fois. Il est normal de perdre et d’apprendre des leçons difficiles en début de carrière, des leçons qui forgent le caractère pour les années à venir. Rourke approche du moment où il se dira : « Ça y est, j’ai assez appris, il est temps de gagner ce fichu championnat. »
Les statistiques, la production en attaque et l’énergie déployée par le propriétaire Amar Doman, par l’entraîneur-chef Buck Pierce et par tous les autres membres de l’organisation ont été sensationnelles tout au long de la campagne. Malgré tout, les Lions doivent être plus déterminés que jamais à sauter à nouveau sur le terrain en 2026.
ROUGHRIDERS DE LA SASKATCHEWAN | 12-6 | PREMIER RANG
La gloire revient aux vainqueurs. Et quand les Roughriders remportent la Coupe Grey, il pleut des moments de gloire en Saskatchewan.
Le vétéran quart-arrière Trevor Harris a mené la charge, faisant preuve d’une grande constance dans ses passes et s’appuyant sur une talentueuse défense regorgeant de joueurs opportunistes. La Saskatchewan a trouvé le moyen de vaincre les Lions en finale de l’Ouest, d’atteindre le match de la 112e Coupe Grey, puis de mettre fin au parcours des équipes de l’Est en battant les Alouettes de Montréal lors du match de championnat.
Après avoir remporté huit de leurs neuf premiers matchs, il était évident que les Roughriders avaient le talent et les capacités nécessaires pour mettre la main sur les grands honneurs dès cette année. L’entraîneur-chef Corey Mace a ainsi consacré le reste de la saison à peaufiner et à renforcer l’équipe afin qu’elle soit prête pour les grands moments. Ils ont relevé le défi, et une saison mémorable en est le résultat.
D’après une chronique de Marshall Ferguson publiée sur CFL.ca.
