David Chidley/LCF.ca
TORONTO – Une nouvelle année commence, et avec elle, cette période familière où l’on se promet de mieux manger, de faire plus d’exercice et de tenir des résolutions qui, le plus souvent, ne survivent pas au mois de janvier.
Ou peut-être est-ce seulement nous.
Dans cette optique, voici un aperçu d’une résolution du Nouvel An que chacune des neuf franchises de la Ligue canadienne de football (LCF) ne peut se permettre d’abandonner à l’aube de 2026, toutes avec l’ambition de soulever la Coupe Grey à Calgary en novembre.
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ROUGHRIDERS DE LA SASKATCHEWAN
Éviter la complaisance
Les Roughriders ont été bâtis sur le principe de travailler dur, et d’en faire toujours plus. Les joueurs se sont investis pleinement, consacrant du temps supplémentaire aux réunions de position, aux entraînements, à l’étude individuelle des vidéos et à pratiquement tout ce que vous pouvez imaginer, et probablement même quelques trucs auxquels vous ne penseriez pas.
Cette approche a porté ses fruits. La Saskatchewan était entièrement dévouée à la victoire de la Coupe Grey et a atteint son objectif.
Le défi en 2026 est de résister à la tentation de la complaisance qui peut suivre un championnat. Savoir ce qu’il faut faire ne signifie pas forcément pouvoir reproduire la même performance. Cependant, avec des meneurs comme Trevor Harris et Jermarcus Hardrick déjà de retour, il est difficile d’imaginer les Riders relâcher leurs efforts.
ELKS D’EDMONTON
Un bon départ

Arthur Ward/LCF.ca
Les Elks d’Edmonton ont connu des débuts de saison misérables ces dernières années, et les statistiques sont éloquentes. Au cours des trois dernières années, leur deuxième victoire est survenue lors des semaines 10, 10 et 12.
Un tel retard en début de saison engendre des problèmes quasi insurmontables.
La solution est simple : Edmonton doit démarrer la saison sur les chapeaux de roue. Un autre départ lent mettrait immédiatement la pression sur la nouvelle direction, et c’est quelque chose que les Elks ne peuvent tout simplement pas se permettre en 2026.
ARGONAUTS DE TORONTO
Mieux courir avec le ballon

Mark Blinch/LCF.ca
Les statistiques de jeu au sol des Argonauts la saison dernière sont stupéfiantes. Toronto a terminé l’année avec seulement 929 verges au sol en équipe, un chiffre tellement bas qu’il mérite d’être souligné.
Six joueurs de la ligue ont accumulé plus de verges au sol que les Argos réunis.
Une équipe ne peut pas gagner régulièrement sans équilibre. Toronto n’a affiché qu’une moyenne de 51 verges au sol par match et de 3,9 verges par course. Le problème ne se limite pas à un seul demi offensif, mais concerne le système de jeu et la ligne offensive. Avec l’arrivée de Mike Miller comme entraîneur-chef et coordonnateur offensif, il sera intéressant de voir si l’accent est réellement mis sur le jeu au sol. Difficile d’imaginer qu’il soit moins mis en avant.
STAMPEDERS DE CALGARY
Éviter la malédiction de la Coupe Grey à domicile
Cela fait longtemps qu’une équipe hôte de la Coupe Grey n’a pas remporté le trophée. La ligue a connu une rare période, de 2011 à 2013, où les équipes hôtes ont remporté les grands honneurs, mais, en dehors de cela, l’histoire n’a pas été clémente.
Ces dernières saisons, les équipes hôtes ont souvent flanché sous le poids des attentes.
La meilleure approche est peut-être de ne pas y penser du tout. Il faut ignorer les distractions et se concentrer sur le processus. Avec Vernon Adams Jr. comme quart-arrière, les Stampeders ont été bien plus dangereux la saison dernière et pourraient être prêts à franchir un nouveau cap en 2026. Il ne faut surtout pas trop se préoccuper du lieu de la finale.
TIGER-CATS DE HAMILTON
Freiner le jeu au sol

Ticats.ca
C’est l’autre côté de la médaille du problème de Toronto. Les Argonauts doivent imposer leur jeu au sol. Les Tiger-Cats doivent l’arrêter.
Hamilton a concédé près de 2000 verges au sol la saison dernière et a même laissé Toronto les malmener en fin de saison, le demi offensif Spencer Brown amassant 90 verges en seulement 10 courses. En finale de l’Est, les Tiger-Cats ont été vaincus par les Alouettes de Montréal, Davis Alexander, Stevie Scott III et leurs coéquipiers totalisant 140 verges au sol et contrôlant le chronomètre.
Si Hamilton veut franchir un cap, renforcer sa défense contre le jeu au sol doit être la priorité absolue.
LIONS DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE
Un bon début de saison de la défense

David Kirouac/LCF.ca
La défense des Lions a connu un début de saison difficile en 2025. La pression sur le quart-arrière adverse était inconstante et, contre les meilleures équipes de la ligue, les points étaient marqués trop facilement.
Tout a changé après la dernière semaine de congé. Dès lors, la Colombie-Britannique a limité ses adversaires à 24 points ou moins lors de six de ses neuf derniers matchs, éliminatoires comprises. Avec une attaque aussi explosive que celle des Lions, ce niveau de défense est largement suffisant pour gagner régulièrement.
Si la Colombie-Britannique entame la saison 2026 comme elle a terminé celle de 2025, elle ne se retrouvera pas à mi-saison avec un bilan de 3-5, à la traîne. En fait, si cette solidité défensive se maintient, les Lions pourraient bien dominer l’Ouest d’ici la fin de semaine de la fête du Travail.
ALOUETTES DE MONTRÉAL
Préserver la santé de Davis Alexander

La Presse Canadienne
C’est plus facile à dire qu’à faire.
La blessure persistante aux ischiojambiers d’Alexander a clairement affecté le joueur et les Alouettes tout au long de la saison. Le voir boiter dans les derniers instants de la finale de l’Est et de la 112e Coupe Grey était difficile à regarder.
Il ne fait aucun doute qu’Alexander possède le potentiel pour devenir l’un des prochains grands quarts-arrière de la ligue, comme en témoigne son parcours sans faute en saison régulière. L’essentiel est simplement de le maintenir en forme. Montréal accueillera vraisemblablement une autre finale de l’Est s’il est en bonne santé toute l’année, et il est légitime de se demander dans quelle mesure sa blessure l’a handicapé lors de la défaite en Coupe Grey contre la Saskatchewan.
BLUE BOMBERS DE WINNIPEG
Confondre les sceptiques
De nombreux partisans de la LCF hors du Manitoba étaient ravis de ne pas voir les Blue Bombers participer à la Coupe Grey pour la sixième fois consécutive, surtout ceux à l’ouest de la province.
Ce genre de réaction ne devrait être qu’une source de motivation.
Avec Brady Oliveira et Nic Demski déjà sous contrat à long terme, le noyau dur demeure intact. Certes, Winnipeg devra changer certaines choses en 2026, mais la motivation ne sera pas un problème. Les Bombers ont de nombreuses raisons de vouloir faire mentir les sceptiques, et certains d’entre nous en font peut-être partie.
ROUGE ET NOIR D’OTTAWA
Protéger le ballon

Minas Panagiotakis/LCF.ca
Les revirements ont été le talon d’Achille d’Ottawa la saison dernière.
Le ROUGE et NOIR ont terminé la saison avec le pire différentiel de revirements de la ligue (-16), perdant le ballon à 46 reprises au total. La défense peinant à récupérer le ballon, ces interceptions et ces échappés ont placé l’équipe dans des situations impossibles à répétition.
Ryan Dinwiddie a beaucoup à faire à son arrivée, mais la protection du ballon doit être sa priorité absolue. Des décisions plus judicieuses du quart-arrière et une meilleure protection de la part des demis offensifs sont indispensables si Ottawa veut grimper au classement de l’Est. Et bien sûr, la défense devra contribuer en provoquant davantage de revirements.
