Camps d'entraînement
28 février 2026
OTTAWA – C’est en regardant la célèbre comédie The Longest Yard, mettant en vedette Adam Sandler, que Frédérick Hachey a eu la piqure du football.
« J’avais sept ans. Je m’en souviens, nous étions en route vers la Floride et j’écoutais ça dans l’auto », se remémore celui qui évolue maintenant au poste de receveur pour les Ravens de l’Université Carleton. « En revenant, j’ai dit à mes parents que je voulais jouer au football! »
Dans moins d’une semaine, le natif de Laval participera au camp d’évaluation sur invitation de la Ligue canadienne de football (LCF).
Même s’il mentionne avoir toujours pris le football au sérieux, il se rappelle un moment en particulier où son rêve à commencer à se cristalliser.
« Au Collège Letendre, à ma dernière année de secondaire, un dépisteur de l’Université McGill est venu me voir après le match. C’est à partir de ce moment que je me suis dit ‘clairement, je peux jouer au prochain niveau.’ Je n’étais même pas encore au cégep, mais voir que j’avais attiré l’attention de quelqu’un de McGill, ç’a m’a vraiment ouvert les yeux. »
LIENS CONNEXES
» En passant par Waterloo, Muganda espère se rendre jusqu’au bout
» Zachary Houde approche le camp d’évaluation sur invitation avec sérénité
» Dévoilements des participants aux camps d’évaluation LCF
» Plus de nouvelles et de chronique de la Ligue canadienne de football (LCF)
Hachey a poursuivi son parcours au Cégep Édouard-Montpetit, où il a connu assez de succès pour générer l’intérêt d’une longue liste d’universités au Canada. À la fin de sa réflexion, l’Université de Montréal et celle de Carleton étaient les deux options. Il a préféré rejoindre un plus petit programme, pour avoir sa chance de briller plus rapidement.
« Je me suis dit que je voulais aller à l’université et jouer dès ma première saison. À Montréal, c’est un des plus gros programmes au Canada, et tu dois attendre un peu. Je trouvais que j’avais plus de chance à Carleton, et je crois que c’est la meilleure décision que j’aurais pu prendre pour ma carrière. »
Hachey a remporté son pari, puisqu’il a décroché un poste de partant dès son deuxième match dans l’uniforme des Ravens. En huit matchs, en 2022, il a réussi 28 attrapés, pour 661 verges et six majeurs.
« C’est sûr que le jeu était pas mal plus rapide, mais je me suis adapté très rapidement. Rendu à la fin de la première saison, j’étais déjà dans les meilleurs receveurs de mon équipe. »

Marc Lafleur/Carleton Athletics
Le receveur a continué d’être une menace pour les défenses adverses lors du reste de son parcours à Carleton, amassant 1209 verges sur des réceptions et 12 touchés au cours des trois dernières saisons.
« Je ne suis pas le plus gros ni le plus rapide, mais je connais bien les défenses », explique-t-il. « Je regarde tout le temps des bandes vidéo. C’est important pour moi de bien connaitre les défenses et le livre de jeux, le type d’attaque que l’entraineur veut qu’on soit. »
Hachey a conservé cette approche analytique et pragmatique pour sa préparation en vue du camp d’évaluation sur invitation de la LCF. Depuis janvier, il s’entraine dans un gym privé pour travailler sur ses habiletés individuelles.
Pour ce qui est du 6 mars, il explique sa façon de demeurer centré, malgré l’importance du moment.
« Je vois ça comme un emploi. J’ai passé plein de temps à travailler, à me préparer. Ce jour-là, pour moi, ça va être le jour de paye. C’est une grosse journée, mais je la vois parmi quelque chose de plus gros. C’est une étape avant de me faire inviter au camp à Edmonton. Ensuite c’est le repêchage. Je vois ça une étape à la fois. »