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26 mars 2026

Camp d’évaluation : Jaxxon Brashear trace son propre chemin

University of Ottawa Athletics

EDMONTON – Au Québec, porter le nom de famille Brashear vient avec un certain bagage. Dans une province où le hockey est élevé au statut de religion, ce patronyme est presque immanquablement associé à Donald Brashear, un homme fort qui a roulé sa bosse pendant 17 saisons dans la Ligue canadienne de hockey (LNH).

C’est la réalité avec laquelle a dû composer son fils, Jaxxon, tout au long de sa vie. Quand son père venait le chercher à l’école, cela signifiait aussi attendre dans l’auto durant de longues minutes pendant que son paternel signait des autographes dans le stationnement.

Jaxxon a d’abord suivi les traces de son père au hockey, mais c’est réellement au football, quand Donald faisait office de simple papa dans les gradins, qu’il a finalement su tracer son chemin. Cette semaine, le secondeur des Gee-Gees de l’Université d’Ottawa prend part au camp d’évaluation de la Ligue canadienne de football (LCF), présenté par Anytime Fitness, qui représente l’une des ultimes étapes avant l’atteinte du but qu’il s’était fixé il y a plusieurs années.

En marge de la journée des médias à Edmonton, Brashear s’est entretenu avec le LCF.ca pour revenir sur son parcours unique.

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« Durant les matchs de hockey, mon père était sur le bord des bandes et il criait », s’est-il remémoré. « Quand je marquais un but, ce n’était pas assez beau pour lui. C’était beaucoup de critiques, pas beaucoup d’encouragements. C’est devenu beaucoup pour moi, surtout en tant qu’enfant. »

« J’aimais le côté physique du football et j’ai voulu l’essayer. Il ne connaissait pas ce sport-là donc ça m’a donné mon adolescence et mon autonomie là-dedans. »

Jaxxon a rapidement excellé, si bien qu’il s’est joint à l’école Saint-Patrick, dans la région de Québec, en quatrième secondaire pour jouer au niveau scolaire.

« J’ai toujours eu du plaisir dans tous les sports que j’ai pratiqués, mais quand je suis embarqué sur le terrain de football, je me suis vraiment senti dans mon élément. »

Après l’école secondaire, il a pris la direction du Cégep de Limoilou. Il se rappelle son parcours collégial comme étant une période formatrice, durant laquelle il a surmonté des blessures et des périodes de doutes. Il cite son entraineur Dave Parent quand il parle des gens qui l’ont façonné à travers l’adversité durant cette période de sa vie.

Au moment d’entreprendre son parcours universitaire, il a reçu de l’intérêt de la plupart des gros programmes québécois et de certaines écoles dans le reste du Canada. Désireux de se déraciner et de découvrir quelque chose d’autre, il a finalement jeté son dévolu sur l’Université d’Ottawa.

C’est au poste de maraudeur substitut qu’il a amorcé sa première saison avec les Gee-Gees, mais il a hérité de la position de maraudeur quand ses entraineurs ont voulu l’impliquer davantage dans le schéma défensif.

« À ma deuxième saison (le maraudeur partant) s’est blessé et je suis embarqué comme partant. J’ai bien joué, et ils ont voulu me garder sur le terrain quand il est revenu. C’est la que je suis devenu secondeur », explique Jaxxon. « Au lieu de compétitionner avec l’autre, on était les deux sur le terrain. »

University of Ottawa Athletics

Il admet que cette transition ne s’est pas faite sans une bonne dose d’apprentissage, mais il s’est rapidement plu dans ses nouvelles fonctions.

« Je suis arrivé à Ottawa autour de 185 livres. Durant la saison morte où je savais que j’allais devenir secondeur, je me suis mis au gym et j’ai pris beaucoup de poids, j’ai pris presque 30 livres. »

Il a connu sa meilleure saison en 2025, réussissant 44 plaqués, deux sacs, deux échappés provoqués, deux échappés recouvrés et deux interceptions, dont une retournée pour un touché. Cette saison remarquable l’a mené à recevoir une invitation au Gridiron Showcase, un événement qui met en scène les meilleurs espoirs américains et canadiens.

« C’était vraiment plaisant de se mesurer à des Américains. La plus grosse différence était les joueurs de ligne, qui étaient vraiment gros », raconte-t-il en riant. « Je « fittais » bien dans le groupe de secondeurs, c’était une belle expérience. »

Au Texas, il a aussi eu la chance d’avoir des discussions avec des clubs de la LCF, qui s’étaient déplacés pour assister à l’événement.

Maintenant à Edmonton, il réalise qu’il est en train de vivre le point culminant de sa carrière au football jusqu’ici.

« Je suis excité; comme on se disait les gars plus tôt, on a passé la moitié de notre vie à se préparer pour ce moment-là. Je veux juste aller « ball out », faire les mêmes affaires que d’habitude, et advienne que pourra. »

Pour ce qui est de son père, Jaxxon explique qu’il le soutient de loin, sans jouer un rôle actif dans la carrière de son fils.

« Je crois qu’il est content. On n’en parle pas trop, pour lui c’est normal, je dois être à mon affaire et je vais me rendre. On se parle de temps en temps, quand il se passe quelque chose. »

Même s’il est pleinement conscient que son nom de famille suscitera toujours des discussions, Jaxxon aura la chance, dans les prochains jours et les prochains mois, d’écrire un nouveau chapitre de sa propre histoire, un qu’il aura écrit de ses propres moyens.