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27 avril 2026

Repêchage : l’aboutissement d’un travail de moine pour Maciocia et son équipe

La Presse Canadienne

MONTRÉAL — À quelque 24 heures du repêchage de la Ligue canadienne de football, le directeur général des Alouettes de Montréal, Danny Maciocia, et toute son équipe des opérations football sont affairés à mettre un point final au travail de moine qu’ils ont accompli depuis les derniers mois afin de dénicher les meilleurs joueurs disponibles dans chacune des huit rondes du repêchage.

Alors qu’au départ, environ 500 joueurs étaient dans la mire des Alouettes, la liste en vue du repêchage de mardi soir a été ramenée à environ 90 noms.

«Quand on a commencé, on avait de 400 à 500 noms sur notre liste. On a descendu ça à 150 et je dis à nos dépisteurs de nous ramener une liste de 80 à 90 noms, a expliqué Maciocia lundi, des bureaux de l’équipe au Stade olympique. Il faut investir de nombreuses heures sur chacun d’eux et on n’a pas le personnel pour passer au travers 300 joueurs. On a des gars qui travaillent sur cette liste depuis quatre ou cinq mois.

«On est à plein sur le repêchage. Ça fait quatre ou cinq semaines où le travail est vraiment intense. On arrive très tôt au bureau.»

Comme si d’analyser tous ces joueurs n’était déjà pas suffisamment compliqué en soi, les équipes de la LCF doivent aussi négocier avec celles de la NFL, qui ont tenu leur repêchage la semaine dernière. Si certains joueurs figurant parmi les plus beaux espoirs du football canadien ont déjà été repêchés par les formations au sud de la frontière, celles de la LCF doivent aussi tenir compte des invitations aux divers camps et mini-camps, des décisions qui auront une incidence sur le rang de sélection de ces espoirs mardi.

«C’est certain que dans les derniers jours, avec les Canadiens qui auront des occasions de se présenter dans des camps de la NFL prochainement, c’est très intense, très occupé. C’est typique pour cette période. Mais on a un plan, on a très hâte au repêchage.»

Surtout que les Alouettes ont connu du succès au cours des dernières années avec des joueurs qui ont justement pu goûter à la NFL.

«On regarde dans les dernières années, que ce soit Marc-Antoine Dequoy, (Pier-Olivier) Lestage, (Jonathan) Sutherland, (Geoffrey) Cantin-Arku, Lwal Uguak: ce sont des joueurs qui ont eu des opportunités (dans la NFL), mais dont nous étions assez confiants pour les repêcher», a rappelé Maciocia.

«Il y a des choses qu’on contrôle, d’autres qu’on ne contrôle pas beaucoup. On se fie sur les informations et l’expérience qu’on a à l’interne. Il faut aussi faire preuve de patience, sachant que ces gars, on peut ne pas les voir au camp cette saison, mais parfois juste plus tard dans l’année, voire dans un an ou deux. Il faut regarder sa formation, voir où sont vos besoins et se demander si vous pouvez vous le permettre. Tu vis avec tes choix.»

Et se le permettre, les Alouettes peuvent justement le faire, en vertu de leur profondeur à plusieurs positions, a noté Maciocia.

«On est dans une situation où on peut se permettre d’être patients quand on regarde notre formation, notre contenu canadien sous contrat pour les prochaines années. Un gars comme Jonathan Sutherland, il faut le calculer comme un choix de plus au premier tour (cette année). Même si ça fait trois ans que nous l’avons repêché, c’est un choix de première ronde. Il arrive ici avec un contrat de trois ans; ça nous donne de la flexibilité et nous permet d’être un petit peu plus patients.

«Ça nous permet d’être stratégiques. Ça va se jouer dans les premières rondes. Est-ce qu’on choisit un gars avec qui on sera patients ou si on y va avec un gars qu’on verra au camp dès cette année? Il ne faut pas oublier non plus qu’on choisit au huitième rang, c’est un autre aspect.»

Pour le d-g montréalais, ce rang de sélection viendra l’aider à prendre sa décision.

«En toute transparence, quand tu regardes les Canadiens qui ont eu des invitations pour un mini-camp ou le camp d’entraînement (dans la NFL), ça fait notre affaire (d’être huitième). Probablement que des équipes vont se dire qu’ils ne verront jamais (tel joueur). Nous avons une attitude un peu différente.

«Pour le moment, on frappe pour 1,000 (avec ce type de joueurs). On verra. Ça ne veut pas dire qu’on va les choisir; il y en a d’autres de disponibles. Et à 24 heures du repêchage, d’autres nouvelles peuvent survenir. On est confiants avec le plan qu’on a en place.»

Ce plan sera développé à compter de 19h, mardi.