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13 mai 2026

ROUGE et NOIR : 5 éléments à savoir en vue de 2026

Kevin Sousa/LCF.ca

OTTAWA – Aucune équipe n’a été aussi active que le ROUGE et NOIR d’Ottawa durant la saison morte, signe que les dernières saisons n’ont pas été à la hauteur des attentes dans la capitale nationale.

L’équipe n’a pas simplement apporté quelques ajustements, elle a pratiquement tout remis à zéro.

Tout a commencé par un nouveau leadership avec l’embauche de Ryan Dinwiddie comme directeur général et entraîneur-chef. S’en sont suivies une frénésie sur le marché des joueurs autonomes et une reconstruction de l’effectif.

Après une saison de 4-14 et une absence des éliminatoires en 2025, un tel changement était attendu.

Tous ces changements porteront-ils leurs fruits en 2026? L’avenir nous le dira, mais en attendant, voici cinq choses à savoir sur le ROUGE et NOIR d’Ottawa en vue de la prochaine saison.

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1. UN GAGNANT ARRIVE À OTTAWA 

Timothy Matwey/LCF.ca

Ryan Dinwiddie a été nommé directeur général et entraîneur-chef en novembre dernier, apportant avec lui un solide historique de victoires à Ottawa. En tant qu’entraîneur-chef des Argonauts de Toronto, Dinwiddie a remporté deux Coupes Grey (2022 et 2024) et le titre de la division Est à trois reprises, a participé à quatre finales de l’Est et a mené les Argos à une saison record de 16 victoires en 2023.

Mais le nouvel entraîneur-chef apporte bien plus.

« Ce gars-là adore le football et personne ne pourra lui enlever ça », a déclaré le secondeur A.J. Allen lors de la séance de capture de contenu de la LCF en avril. « Il est passionné par la victoire comme par la défaite. »

Ottawa n’a participé aux éliminatoires qu’une seule fois (2024) depuis 2018. Dinwiddie parviendra-t-il à en faire une équipe compétitive à nouveau ?

2. IL FAUDRA FAIRE PREUVE DE PATIENCE

Dans la formation du ROUGE et NOIR, il ne faut pas chercher longtemps avant de trouver un nouveau nom. Nyles Morgan, C.J. Reavis, Brian Cole II, Brett Lauther, Dylan Wynn, Demerio Houston, Greg Bell, Ayden Eberhardt, Habakkuk Baldonado, Jake Maier… la liste est longue. Ottawa n’a pas hésité à remanier son effectif durant la saison morte.

Avec autant de nouveaux visages à des postes clés, la cohésion d’équipe sera tout aussi importante que le talent pour bien démarrer la saison.

« Donnez-nous trois matchs où nous jouons tous ensemble, et vous pourrez alors voir, soit des problèmes, soit de réels progrès », a déclaré Allen. « Le seul moyen de progresser au football, c’est de jouer. Je me fiche de ce que les gens disent sur le travail hors saison, etc. Le camp d’entraînement, c’est bien, mais on joue l’un contre l’autre. Donnez-nous trois matchs (de saison régulière) avant de nous juger trop sévèrement. »

Les renforts défensifs seront particulièrement importants après qu’Ottawa ait terminé avant-dernier au chapitre des points alloués (moyenne de 29,8 par match) et n’ait provoqué que 30 revirements (dernier rang de la LCF) en 2025.

3. ALLEN RELÈVE UN DÉFI DE LEADERSHIP 

La mise sous contrat la plus importante de la saison morte pour Ottawa a sans doute été l’arrivée du secondeur A.J. Allen, qui arrive à Ottawa avec l’ambition d’endosser un rôle de leader.

« C’est la première fois que j’occupe ce rôle, et je l’admets sans problème », a admis Allen. « Je ne sais pas encore à quoi cela ressemblera. Je ne suis pas certain de ce qu’on attendra de moi pour le moment. Chaque équipe est différente. Peut-être ont-elles besoin de quelqu’un qui montre l’exemple. Peut-être ont-elles besoin de quelqu’un de plus communicatif. Qui sait? Je pense que ce sera à moi de le découvrir. »

Ses quatre années avec les Roughriders de la Saskatchewan ont permis à Allen d’acquérir de nombreuses compétences pour façonner son propre style de leadership au sein de la défense d’Ottawa. Parmi les joueurs qui se sont démarqués, on retrouve le secondeur Jameer Thurman, notamment pour sa communication. Larry Dean, ancien secondeur de la LCF et actuel directeur adjoint du personnel des joueurs des Riders, a également fait forte impression. Quant à la passion et à la motivation, Allen n’a pas cherché plus loin que son ancien entraîneur-chef, Corey Mace.

Et ses performances parlent d’elles-mêmes : il a terminé parmi les 10 meilleurs de la LCF pour le nombre total de jeux défensifs (109). Le secondeur est capable de jouer dans la zone proche de la ligne de mêlée contre la course, il peut jouer en couverture, et il peut appliquer de la pression sur les quarts-arrière, comme en témoignent ses quatre sacs, trois plaqués pour des pertes, trois interceptions et cinq passes rabattues la saison dernière.

Avec de nombreux leaders à suivre, le développement d’Allen ne devrait que s’accélérer à mesure qu’il s’intègre à la formation d’Ottawa.

4. LE JEU AU SOL 

Kevin Sousa/LCF.ca

En 2025, William Stanback et Daniel Adeboboye se partageaient le jeu au sol pour Ottawa. Stanback a obtenu la majorité des remises, totalisant 698 verges et quatre touchés en 17 matchs, mais l’équipe a eu du mal à établir une attaque terrestre constante.

Voici maintenant l’arrivée de Greg Bell.

Bell était le demi offensif principal à Hamilton la saison dernière, et il a été l’un des six porteurs de ballon à franchir la barre des 1000 verges au sol (1038). Il a également ajouté cinq touchés et une moyenne de 5,6 verges par course en 15 matchs lors de sa saison exceptionnelle avec les Tiger-Cats. Le joueur de 27 ans est aussi dangereux par la voie des airs, ajoutant 426 verges à son palmarès en 2025.

Si Ottawa veut se démarquer dans la division Est, établir un jeu au sol efficace sera une priorité, et l’arrivée de Bell offre un porteur de ballon physique capable d’user les défenses et de contrôler le rythme du match à la formation ottavienne.

5. L’ATTAQUE REPOSE SUR DRU

Les blessures ont handicapé Dru Brown la saison dernière, le quart-arrière ne disputant que 11 matchs. Mais lorsqu’il est sur le terrain, il insuffle une énergie totalement différente aux ROUGE et NOIR.

Dinwiddie a le don de tirer le meilleur de ses quarts-arrière; il suffit de regarder Bo Levi Mitchell, Nick Arbuckle et Chad Kelly. Avec une saison complète et sans blessure, Brown a un potentiel illimité.

Il dispose également des atouts nécessaires pour réussir. Il compte sur deux receveurs capables de franchir la barre des 1000 verges : Justin Hardy a signé une prolongation de contrat avant de devenir joueur autonome cette année, et Eugene Lewis a ajouté une année à son entente en janvier. Brown a aussi le bras pour attaquer les zones profondes, et l’arrivée d’Eberhardt offre à Ottawa une autre menace explosive, après que l’ancien des Lions ait affiché une moyenne de 19,2 verges par réception en 2025.

D’après une chronique de Kristina Costabile publiée sur CFL.ca.