MONTRÉAL – Les Alouettes de Montréal sont en semaine de congé!
Avec un bilan de 3-1 et une fiche immaculée contre les équipes de la division Est (3-0), tout doit être au beau fixe, non? Pas exactement!
Entendons-nous : je ne parle pas de panique générale ou d’envie d’appuyer sur le bouton rouge du côté des Oiseaux. Après tout, Montréal trône présentement au sommet de l’Est et détient l’avance dans chacune de ses séries de matchs contre les équipes de sa division. En revanche, la façon dont se déroulent les matchs me laisse sur mon appétit.
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Encore une fois, dimanche soir contre le ROUGE et NOIR d’Ottawa, l’équipe semble s’être endormie au retour de la mi-temps, alors qu’elle avait les deux mains sur le volant (21-6). L’attaque des Ottaviens, tenue en échec jusque-là, s’est permis de traverser le terrain deux fois de suite pour marquer 12 points sans réplique (deux touchés, puisque les transformations ont chaque fois été ratées).
Pendant ce temps, les Alouettes n’ont obtenu qu’un seul premier essai en deux séquences offensives au troisième quart. Surprise! Au début du quatrième quart, l’écart n’était plus que de trois points (21-18).
Ce n’est pas un nouveau problème. En fait, Montréal n’a « gagné » aucun de ses troisièmes quarts cette saison. La semaine dernière, à Edmonton, ce sont 13 points sans riposte qu’ils avaient encaissés à la sortie du vestiaire!
La question revient après chaque match : « qu’est-ce qui se passe? » Et, franchement, personne n’a vraiment la réponse. Moi non plus, évidemment. Les joueurs sont tannés de se faire poser la question. L’entraîneur aussi. Et, honnêtement, je pense que tout le groupe de journalistes (dont je fais partie) est tanné de la poser.
La vérité, c’est que cette mauvaise habitude devra disparaître si l’équipe aspire toujours aux grands honneurs en 2026. Le match contre les Elks aurait dû servir d’avertissement, mais ça n’a visiblement pas été le cas.
Montréal est passé bien près de se brûler à nouveau, dimanche. Et lorsque Kalil Pimpleton du ROUGE et NOIR a inscrit un touché à la suite d’un retour de botté d’envoi de 93 verges en fin de quatrième quart, j’ai personnellement douté. Comprenez-moi : Pimpleton est un joueur rapide et talentueux, mais en le laissant filer sur le terrain au grand complet, les unités spéciales ont ouvert la porte à une catastrophe. Gardons-nous un peu de contenu sur cette facette du jeu pour une autre semaine, car elle me laisse également perplexe depuis le début de la saison.
Avant le début de la saison, j’ai crié sur toutes les tribunes que je ne croyais pas aux Argonauts de Toronto en 2026. L’exode de talent dans le personnel de joueurs au cours des deux dernières années, le fait que l’ex-entraîneur Ryan Dinwiddie ait quitté le navire pour rejoindre un rival, la défense poreuse et l’absence d’un domicile fixe pour l’équipe sont tous des facteurs que je tenais en compte.
Toutefois, vous l’avez peut-être remarqué, mais il se marque beaucoup de points depuis le début de la saison 2026 dans la LCF. Depuis la semaine 2, seuls deux matchs n’ont pas vu au minimum de 60 points être inscrits. L’attaque de Toronto participe à cette mouvance : les Argonauts ont marqué 30, 44 et 40 points lors de leurs trois matchs, respectivement. Nous l’avions un peu oublié en raison de son absence d’une saison complète l’an passé, mais Chad Kelly est un quart-arrière talentueux, et il compte sur tout un groupe de receveurs à Toronto.