MONTRÉAL – Tout beigne dans l’huile pour les Alouettes de Montréal ces temps-ci.
Avec une fiche de 7-1, la formation montréalaise est confortablement installée au premier rang de la division Est, huit points devant les Argonauts de Toronto, au deuxième rang.
Le quart-arrière Davis Alexander a été élu joueur du mois de juillet dans la LCF, tandis que le receveur Tyson Philpot est devenu le Canadien le plus rapide à atteindre le plateau des 1000 verges sur des réceptions dans l’histoire de la LCF.
Tout ça est bien beau, mais il n’en demeure pas moins que nous en somme seulement à la moitié de la longue et sinueuse saison de la LCF.
LIENS CONNEXES
» État des forces AMSOIL : Un bond de deux positions pour les Lions
» Jeu de prédictions : Quels clubs auront le dessus lors de la semaine 10?
» Plus de nouvelles et de chroniques de la Ligue canadienne de football (LCF)
Alors que les astres semblent être alignés pour les Alouettes, comment s’assurer de ne pas lever le pied de l’accélérateur?
« Nous ne sommes pas bâtis ainsi; nous sommes une organisation avec une mentalité de col bleu », a affirmé l’entraineur-chef Jason Maas, mercredi, sous le chaud soleil d’août de Saint-Léonard. « Nous nous présentons à l’heure, prêts à travailler, et nous respectons chaque adversaire. Le seul moyen de faire ça, c’est en travaillant dur toute la semaine. Nous sommes heureux d’être 7-1, mais nous n’oublions pas le travail qui a été nécessaire pour se rendre là. »
Le noyau actuel des Alouettes est bien placé pour savoir qu’une bonne première moitié de saison ne garantit pas du succès dans la dernière étape.
En 2024, l’équipe avait entamé la saison avec une fiche de 10-1, mais l’avait conclue avec un dossier de 2-4-1, avant de s’incliner en finale de l’Est contre les Argonauts.
« Nous nous souvenons de 2024. Nous avons remporté la division très rapidement, mais nous avons appris des leçons cette année-là. Ce n’est pas dire que nous avons volontairement ralenti, mais c’était une expérience nouvelle pour plusieurs personnes, de ne pas jouer de matchs significatifs pendant plus d’un mois. »
Sans trop vouloir faire de lien entre cette saison et 2024, Davis Aexander admet lui aussi que le groupe actuel peut tirer des leçons de cette campagne.
« En 2024, nous avons perdu par deux points contre Toronto, qui a par la suite gagné la Coupe Grey. C’est le football. Mais il y a clairement des leçons à tirer de cette saison-là. »

Minas Panagiotakis/LCF.ca
Ça peut paraitre surprenant, vu le talent de Tyson Philpot, mais il n’avait jamais atteint le plateau des 1000 verges sur des réceptions en une saison avant de le faire, vendredi dernier.
Cette saison donne l’impression d’être la première où Philpot atteint finalement son plein potentiel. Trop souvent ennuyé par les blessures depuis 2022, il n’a jamais pu, avant cette année, réellement prendre son envol.
« Avec mon historique de blessure et le bon départ que j’avais connu en 2024 (NDLR : Avant de se blesser), je demeure très terre-à-terre malgré le succès. Si nous avons encore la même conversation lors de la semaine 21, je saurai que j’ai accompli mon travail. Jusque-là, je garde la tête baissée et je vise le 1-0 chaque semaine. »
Sur le terrain, le receveur et son quart-arrière semblent plus que jamais évoluer en parfaite symbiose. Philpot est passé maitre dans l’art de s’adapter quand il sent que la première option ne se présente pas, ce qui complète parfait la capacité d’improviser d’Alexander.
« Être un bon receveur, c’est être capable de créer quelque chose quand c’est le chaos autour de toi », explique le numéro 6. « Quand tu atteins le flow state et que tu trouves des ouvertures, il n’y a rien qui bat ça. Ça remonte à la chimie que nous développons depuis 2022, ainsi que la confiance qu’il a en moi. »
Avec la saison qu’il connait actuellement, Philpot croit-il être le meilleur receveur de la LCF?
« C’est à la discrétion de tout un chacun, mais je ne dirai pas que je ne le suis pas. J’ai la conviction que je suis le meilleur receveur dans cette ligue, et je joue avec cette confiance sur le terrain. »