27 juillet 2017

Eskimos : Dupuis joue pour une équipe gagnante

Esks.com

EDMONTON – Le centre-arrière des Eskimos d’Edmonton, Alexandre Dupuis — qui affrontera les Lions de la Colombie-Britannique ce soir (RDS – 21 h 30) —, est originaire de Montréal.

Il évolue avec les Eskimos depuis le 14 février 2017, après avoir signé un contrat comme joueur autonome avec Edmonton.

Choix de quatrième tour (36e au total) des Argonauts de Toronto lors du repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF) en 2014, l’ancien des Carabins de l’Université de Montréal a disputé 50 rencontres dans l’uniforme bleu et blanc et quatre à Edmonton, captant 20 passes pour 213 verges de gain.

L’athlète de 6 pieds, 3 pouces et 243 livres en est donc à sa quatrième année dans la LCF. Si le chemin pour se rendre jusqu’aux rangs professionnels est ardu, Dupuis n’est pas peu fier de ce qu’il a accompli jusqu’ici.

« Je suis vraiment content d’être rendu où je suis en ce moment. J’ai eu une occasion favorable à Toronto. On m’a donné la chance d’être partant », explique Dupuis.

« Mon temps passé avec les Argos m’a donné la possibilité d’avoir une bonne valeur sur le marché des joueurs autonomes et de me permettre de signer avec les Eskimos. Mais c’est sûr que j’en veux toujours plus. »

Le centre-arrière des Eskimos d’Edmonton, Alexandre Dupuis, est heureux avec sa nouvelle équipe (Esks.com).

Les Argos n’ont pas renouvelé le contrat de Dupuis. En fait, avec l’incertitude planant sur l’équipe après la désastreuse saison 2016 (5-13), Dupuis a plutôt décidé de tester le marché des joueurs autonomes.

« À la fin de la dernière année, il y avait beaucoup d’incertitude par rapport à la direction que prendrait l’équipe. À cause de cette incertitude, je prenais mon temps avant de décider si oui ou non je resignerais avec les Argos. Le renvoi de Jim Barker (ancien directeur-général) et la démission de Scott Milanovich (ancien entraîneur-chef) ont pesé dans mon choix de regarder ailleurs, d’autant plus que je ne savais pas comment la nouvelle direction de l’équipe voulait m’utiliser. »

« À l’ouverture du marché des joueurs autonomes, j’ai eu un appel d’Edmonton assez rapidement, dans les premières heures. Les Eskimos étaient dans mes choix. Je connaissais l’entraîneur-chef, Jason Maas, je connaissais la philosophie de l’organisation et ça collait avec ma façon de voir les choses. »

Dupuis a dû bien sûr s’adapter à son nouvel environnement, à Edmonton, lui qui laissait beaucoup d’amis derrière lui, ayant passé les trois dernières années à Toronto.

« J’étais habitué de jouer avec les mêmes gars pendant trois ans. Il fallait donc que je me réhabitue à jouer avec d’autres coéquipiers et que je me familiarise avec un autre système de jeu », affirme-t-il

« On est maintenant rendu au cinquième match. Ça se passe bien pour moi et j’aime beaucoup l’équipe. J’aime beaucoup le stade et j’aime aussi beaucoup comment l’organisation traite les joueurs. De plus, on a une très bonne formation. C’est toujours agréable de jouer pour une équipe gagnante. »

La position de centre-arrière au football canadien en est une de héros obscur, pourrait-on dire. En effet, cette tâche demande beaucoup de polyvalence et d’abnégation puisque, souvent, le travail se fait dans l’ombre.

Pour Dupuis, développer plusieurs aspects de son jeu est un gage de longévité dans les rangs professionnels.

« Plus tu es capable d’en faire, plus tu vas être utilisé. Être un bon bloqueur est ce qui m’a permis d’avoir une chance à Toronto en 2014. Plus tu développes plusieurs aspects de ton jeu et plus ta carrière sera longue », explique-t-il avec assurance.

Les Eskimos d’Edmonton sont premiers dans la division Ouest (4-0), eux qui n’ont pas encore perdu cette saison. Le sang-froid de l’attaque des Esks, menée par le quart Mike Reilly, en est pour beaucoup dans ces succès, elle qui n’a subi aucune interception cette année.

« Plus tu es capable d’en faire, plus tu vas être utilisé. Être un bon bloqueur est ce qui m’a permis d’avoir une chance à Toronto en 2014. Plus tu développes plusieurs aspects de ton jeu et plus ta carrière sera longue. »

– Alexandre Dupuis

En plus de tout cela, Dupuis croit que les succès des Eskimos viennent aussi du fait qu’Edmonton est vraiment une ville de football, où les légèretés urbaines ne courent pas les rues.

« Edmonton est une ville beaucoup moins “frivole” que Toronto, si je peux m’exprimer ainsi. Il y a donc beaucoup moins de distractions, ce qui fait que les joueurs sont beaucoup plus focalisés sur le football. »

En regardant de plus près, les quatre victoires des Eskimos ont été acquises par des pointages très serrés – respectivement par trois, quatre, deux et trois points – et, souvent, dans des remontées de fin de match. Dupuis aimerait-il voir son équipe contrôler et dominer davantage les rencontres?

« Obtenir une victoire par une grosse marge serait bien sûr plaisant », assure le centre-arrière des Esks. « Mais de savoir que notre équipe livre la marchandise lorsqu’elle a besoin de donner son maximum à des moments précis pour gagner, c’est vraiment positif. On sait donc que pendant les éliminatoires, là où les matchs sont souvent très serrés, on aura le dessus sur nos adversaires. Et c’est de cette façon que l’on envisage le match de vendredi contre les Lions. »

En effet, les Esks affronteront les Lions, vendredi soir, dans un match revanche de la semaine 1. Ce match, Edmonton l’avait remporté in extrémis par la marque de 30-27, grâce à un placement de Sean Whyte, alors qu’il ne restait plus de temps au cadran.

Il est à prévoir que les Lions voudront assurément gâcher la fiche parfaite des Eskimos en les battant à plates coutures.

« Les Lions voudront attaquer le plus possible notre défense et marquer beaucoup de points. Notre travail sera de garder leur attaque le plus souvent sur le banc et de marquer des points à notre tour. Le temps de possession sera un enjeu très important dans ce match », conclut Dupuis.