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8 novembre 2017

Stampeders : Les Monstars de la LCF

LCF.ca

CALGARY – Bo Levi Mitchell, Jerome Messam, DaVaris Daniels, Charleston Hughes, Alex Singleton. Un quintette qui ressemble drôlement à l’alignement des Monstars dans le film Basket Spatial (v.o.a. Space Jam).

L’image est peut-être exagérée, mais vous comprenez l’idée.

Les Stampeders de Calgary (13-4-1) ont terminé – pour la cinquième fois en six ans – au sommet de la division Ouest. Un trône qu’ils considèrent comme leur dû.

Et avec raison. Cherchez le mot « régularité » dans le dictionnaire et vous trouverez la formation de l’entraîneur-chef Dave Dickenson.

Encore un goût amer

Les Stampeders n’ont pas oublié le soir du 27 novembre 2016.

Ce soir-là, des confettis sont tombés. Mais c’est Ottawa qui a célébré.

Bye, bye, Coupe Grey.

Une défaite en prolongation dure à avaler pour la formation de l’Alberta, détentrice du pire siège disponible au BMO Field de Toronto cette soirée-là.

Soyez assurés d’une chose : la plaie est encore bien ouverte chez les membres de l’organisation. Et ceux-ci ne demandent qu’à la refermer.

Parfaite synergie

Sur papier, l’équipe ne semble pas avoir de faille.

Elle est rapide, forte, talentueuse. Et ce n’est pas un euphémisme.

Leur attaque est redoutable et équilibrée. Tant au sol que par la passe.

L’attaque de Calgary est outillée pour garder n’importe quel tableau indicateur occupé.

Et que dire de la défense!

Menée par Alex Singleton, la puissante brigade des Stamps n’a accordé que 349 points au cours de la saison, soit 80 de moins que son plus proche poursuivant, les Roughriders de la Saskatchewan (430).

Pas besoin de maths 536 pour savoir que dans un calendrier de 18 matchs, ce n’est vraiment pas beaucoup (moyenne de 19,3 points par match).

Tout est possible

Mais s’il y a bien un endroit où la parité est à son paroxysme, c’est bien dans la Ligue canadienne de football.

La saison 2017 nous a d’ailleurs prouvé à plusieurs reprises qu’un match de football dure soixante minutes et qu’aucun adversaire ne peut être pris à la légère.

Ceci dit, le pire ennemi des Stampeders… ce sont les Stampeders.

Si ces derniers jouent à la hauteur de leur talent, je ne vois pas comment ils peuvent laisser aller le précieux Graal pour une deuxième année consécutive.

Mais avant, ils devront affronter le gagnant du duel qui opposera les Blue Bombers de Winnipeg (12-6) face aux Eskimos d’Edmonton (12-6).

Une tâche qui ne s’annonce pas facile.