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Grâce à son expérience, Hughes prêche pour l’inclusion

Neal Hugues se souvient de son enfance, à Regina, et de ce que l’on disait à propos des personnes issues des Premières Nations.

« À première vue, je ne suis pas une personne issue des Premières Nations », soutient Hughes, métis. « Les gens racontent des histoires. Quand ils vont trop loin, je n’ai pas peur de prendre la parole et de leur dire que ce n’est pas approprié. »

« J’aime essayer de brosser un portrait positif de mon héritage culturel. J’ai appris beaucoup de choses, et c’est très positif. On devrait toujours être fier de nos racines et d’où l’on vient. »

Ayant vu le jour et ayant grandi à Regina, Hughes a d’abord joué au football mineur avant d’enfiler l’uniforme les Rams de l’Université de Regina. Il a non seulement réalisé son rêve en jouant avec les Riders (2004 à 2015), mais il a remporté la Coupe Grey une première fois avec l’équipe en 2007, puis une deuxième fois, en Saskatchewan, en 2013.

Mais le parcours l’ayant amené à décrocher un poste au sein de la formation des Riders n’a pas été facile.

« J’ai grandi dans un logement financé par le gouvernement et par une organisation métisse de Regina », a-t-il dit.

« Mes parents ont tout fait pour m’aider à jouer au football. Ils ont même contracté des prêts sur gage pour obtenir l’argent nécessaire afin de payer mes inscriptions. Ils ont vraiment tout fait pour obtenir l’argent qui me permettrait de jouer au football. »

Pendant que Hughes progressait sur le terrain, il était grandement inspiré par sa mère. Elle s’est inscrite au programme Saskatchewan Urban Native Teacher Education Program (SUNTEP) de l’Université de Regina et a obtenu un diplôme en enseignement.

« Elle est devenue la première femme métisse de ma famille à obtenir un diplôme universitaire », a-t-il dit. Quand il s’est joint à l’Université de Regina pour jouer au football, il a suivi les pas de sa mère et a obtenu un diplôme en enseignement – il occupait un poste de professeur remplaçant pendant les saisons mortes où il évoluait avec les Riders. Il occupe présentement un poste dans le domaine de la vente d’équipements médicaux à Regina.

« Plusieurs autres membres de notre famille ont suivi ses pas et ont obtenu un diplôme universitaire. Elle est une source d’inspiration pour tout le monde », a-t-il dit.

Pendant son séjour avec les Riders, Hugues a visité plusieurs écoles aux quatre coins de la Saskatchewan afin de parler aux jeunes de l’intimidation et de l’inclusion.

« Il y a quelques années, Brandon LaBatte, Dan Clark et moi-même avons eu la chance de faire une petite visite dans les communautés plus au nord de la province. En avion, nous avons visité les communautés éloignées de Pelican Narrows et de Stony Rapids, très au nord. »

« Ils n’avaient jamais réellement eu la chance de rencontrer des joueurs de la LCF. Ç’a été agréable d’apporter cette énergie positive et de livrer des discours dans les écoles à propos de l’intimidation et de la diversité. »

« Durant mon passage avec les Riders et pendant mes années comme professeur, je voulais simplement enseigner aux autres qu’être différent, c’est correct. Particulièrement aux personnes issues des Premières Nations. Vous pouvez toujours connaître du succès, peu importe ce que l’on vous dit. »

Hughes comprend l’impact qu’ont les conférenciers auprès des élèves. Un petit joueur sur le terrain, il se souvient du passage du jadis coordonnateur défensif des Riders Richie Hall – aujourd’hui coordonnateur défensif des Blue Bombers de Winnipeg – à son école, alors qu’il en était à ses premiers pas au football.

« Hall était le plus petit joueur de football que je pouvais imaginer (Hall mesure cinq pieds six pouces). J’ai vu ça comme une source de motivation », a dit Hughes. « Je n’étais pas un gros joueur, mais il m’a dit : « Joue avec du cœur et avec du caractère ». J’ai fait de mon mieux pour suivre son conseil. »

« Je n’ai jamais laissé mon rêve mourir. À plusieurs reprises, ma famille et mes amis ont cru en moi et m’ont encouragé dans les moments difficiles. Sans le soutien et l’appui de ces personnes, je n’aurais jamais réalisé mon rêve. »

Hughes a disputé 140 matchs en carrière, et quand vous l’écoutez parler, on dirait qu’il se souvient d’au moins un moment de chaque partie qu’il a jouée. Faire partie d’une équipe a été un moment incroyablement unifiant.

« La diversité est synonyme de force. Vous le voyez tout le temps dans le monde du sport professionnel, et ça ne pourrait pas être plus vrai. J’espère et je souhaite que ce message soit aussi entendu dans la société, à l’extérieur du football. Je crois que la LCF fait un excellent travail afin de sensibiliser ses partisans. »

Il scrute sa communauté et voit que la diversité est synonyme de force ici et là.

« Il y a beaucoup de travail à faire. Comme dans n’importe quelle communauté, il y aura des difficultés », a-t-il dit. « Tant que l’on œuvre ensemble dans le but d’atteindre l’objectif commun de rester positifs et de voir le bon côté des choses, et de travailler avec les personnes et avec les aspects de notre société qui en ont besoin… C’est comme au football. Tout ce qui se passe au football se transpose dans la vraie vie. »

D’après un texte de Chris O’Leary publié sur le CFL.ca.