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Propriétaires, président et DG : Les Als ont trouvé

MONTRÉAL – Lundi matin, les Alouettes de Montréal ont annoncé que Mario Cecchini et Danny Maciocia étaient devenus respectivement président et directeur général de l’équipe.

Les rumeurs de vendredi dernier ont donc été confirmées, alors que le copropriétaire des Oiseaux, Gary Stern, s’est amené au podium de la conférence de presse qui avait lieu à l’hôtel Delta de Montréal.

Il était détendu M. Stern. Un partisan comme il nous a dit lundi dernier, lors de sa propre annonce, au côté du commissaire de la Ligue canadienne de football (LCF), Randy Ambrosie.

Mais cette fois-ci, il était seul. C’était lui qui menait. Et, pointant la salle avec assurance en disant « Grey Cup » — Coupe Grey, vous l’aurez compris —, il a concrétisé la nouvelle : Cecchini et Maciocia seront les dirigeants des Alouettes.

Pour combien de temps? On ne le sait pas. La durée des contrats est demeurée chose secrète, malgré la demande d’une des journalistes présentes qui voulait savoir combien de temps Maciocia serait en poste. Le nouveau président Cecchini s’est contenté de préciser que c’était du long terme.

Mario Cecchini, le nouveau président des Alouettes de Montréal, a été présenté aux médias ce lundi (The Canadian Press).

Au cours des deux dernières semaines, les Alouettes se sont trouvés de nouveaux propriétaires, un nouveau président et un nouveau directeur général. Sans oublier que Khari Jones sera l’entraîneur-chef des Als pour les trois prochaines saisons et que la formation montréalaise a dévoilé son personnel d’entraîneurs 2020, la semaine dernière.

Disons que les choses se placent.

Mais pourquoi Stern s’est-il arrêté sur Cecchini pour assurer la présidence de l’équipe et pourquoi Maciocia au poste de DG? Bien qu’il gère des entreprises au Québec, Stern n’est pas du coin. Simple recommandation qu’il nous a dit.

« Les deux m’ont été fortement recommandés par tant de gens », a-t-il dit. « Je les ai rencontrés et, après les avoir rencontrés, comme vous pouvez le constater aujourd’hui, vous les voulez dans votre équipe. Ce sont des gars fantastiques! »

M. Cecchini, lui qui a évolué dans l’univers des affaires médiatiques depuis un bon moment avant l’annonce de ce lundi (Corus Québec et 98,5 FM), avait été approché par d’autres groupes qui étaient intéressés par l’achat des Alouettes, et ce, avant que M. Stern et Sid Spiegel n’acquièrent la franchise. Tout comme l’ancien entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal, M. Maciocia.

Ces deux hommes étaient donc dans la mire de plusieurs candidats dans la course à l’achat des Alouettes depuis un bon moment. Ce qui est tout de même rassurant. Si plusieurs groupes d’affaires voyaient ces deux types dans leur soupe, c’est que la soupe doit être bonne.

« Il y avait des groupes, effectivement, avec qui on avait parlé », a dit Cecchini. « Sans que le tout se concrétise, évidemment. Ça ne s’est pas rendu jusqu’au bout. Essentiellement, après ça, j’ai eu un appel de Gary dimanche passé. Alors, ça s’est fait très rapidement. Et je suis très, très, très heureux du dénouement. »

« Dans mon cas, c’est en tant que consultant pour élaborer un plan football que j’ai eu des rencontres avec certains groupes », a dit, quant à lui, Maciocia. « Mais pendant ce processus, jamais il n’était question d’un accord entre moi et ces groupes. »

Et selon les dires du président Cecchini, le choix de Maciocia au poste de DG était le sien.

« Le processus est relativement simple », a dit Cecchini. « Effectivement M. Stern avait eu beaucoup de références autour de Danny. Alors lorsque nous nous sommes rencontrés, (M. Stern) m’a demandé “est-ce que c’est quelqu’un avec qui tu peux travailler?”. Danny et moi on se connaissait. »

« Et M. Stern avait été clair. C’était une forte recommandation qu’il me faisait, mais il m’a dit “si ce n’est pas ça, ce sera autre chose”. Danny et moi nous nous sommes assis pour souper et nous avons discuté football, nous avons discuté compagnie et de nos valeurs. Nous avons donc creusé ces différents points et nous nous sommes rendus compte que nos valeurs étaient alignées et que nous voulions la même chose. Alors je peux affirmer que c’est mon choix. »

Danny Maciocia se dit prêt à occuper le poste de directeur général des Alouettes de Montréal (The Canadian Press).

Danny Maciocia… Rappelons-nous de son expérience dans le football canadien et celui de la LCF. Il a amorcé sa carrière en 1996 avec les Alouettes justement, en tant qu’entraîneur du contrôle de la qualité, pour ensuite devenir coordonnateur offensif en 2001. De 2002 à 2004, il a occupé le même poste avec les Eskimos d’Edmonton, remportant la coupe Grey en 2003. Par la suite, il est devenu le premier Québécois à diriger une formation de la LCF en 2005, alors que les Esks lui ont fait confiance, remportant la coupe Grey la même année. En 2007, il est aussi devenu le DG de la formation albertaine.

Avant de devenir le DG des Alouettes, Maciocia était l’entraîneur-chef des Carabins depuis 2010, avec qui il a remporté la Coupe Vanier en 2014, le premier championnat national de l’histoire de l’Université de Montréal.

Voilà donc pour le millage. Entraîneur dans l’âme, Maciocia se dit prêt à être directeur général en 2020, qu’il a appris beaucoup de choses à Edmonton, mais qu’il se tiendra loin des lignes de côté. Nous pouvons le comprendre…

« Les deux dernières années que j’ai vécues à Edmonton, je ne changerais pas une journée », a dit Maciocia. « J’ai eu la chance d’apprendre beaucoup de choses. Personnellement et professionnellement. Ça m’a aidé lors de mon séjour à l’Université de Montréal. Comment on a bâti ce programme de football.»

« Ce que j’ai le plus appris, c’est que tu dois engager des gens qui combleront tes propres faiblesses. C’est ce qu’on a fait à l’Université de Montréal et c’est ce qu’on va faire avec les Alouettes. »

« Lorsque j’étais DG à Edmonton, je n’étais pas prêt à ça. J’évitais les lignes de côté parce que c’était trop fort pour moi d’y être, ce que je ferai aussi pendant les prochaines années. Mais j’étais encore un “coach”. Pas tout à fait un DG. Je pense qu’aujourd’hui, à 52 ans, je suis rendu à une autre place dans ma vie. »

« C’est sûr que de gagner deux coupes Grey à Edmonton, comme entraîneur, c’est spécial, mais de gagner une coupe Grey dans ta ville natale et de construire et de bâtir dans une organisation, tous ensemble, c’est ça que je vise. C’est ça que je souhaite. »

« C’est sûr que de gagner deux coupes Grey à Edmonton, comme entraîneur, c’est spécial, mais de gagner une coupe Grey dans ta ville natale et de construire et de bâtir dans une organisation, tous ensemble, c’est ça que je vise. C’est ça que je souhaite. »

– Danny Maciocia

Bon, alors au travail! Il y a des joueurs à resigner, les camps d’évaluation qui sont en marche, le marché des joueurs autonomes qui s’ouvrira en février prochain, sans oublier le repêchage et le camp d’entraînement.

Ces deux hommes auront du pain sur la planche en vue du début de la saison 2020.